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Un p'tit message ???

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Texte Libre

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Les mecs, ça râle toujours, pour un oui, pour un non, et aussi pour un peut-être et y'en a marre.

Y'avait du vent. Du vent qui souffle tellement fort que ça donne des regrets de ne pas avoir une éolienne dans son jardin pour regarder tourner les grandes hélices et s'endormir en rêvant qu'on est dans un hélicoptère. Oui, je sais, je suis une grande romantique.

Moi j'avais acheté une table de ping-pong que même pas je savais où j'allais la mettre, mais que bon, ça ferait plaisir aux enfants, et aussi à moi, bien sûr, y'a pas de raison. J'avais aussi acheté un trampoline géant pour s'envoyer en l'air que lui, pas de problème, il irait dans le jardin.

Les livreurs, ils sont arrivés chez moi, ils ont tout déposé devant la porte, et ils sont partis. Il paraît que je n'étais pas là. Bordel, mais où je suis moi tout le temps ?!. Y'en a marre de ne jamais être là quand il faut. Parce que là, je me suis retrouvée avec des trucs très lourds et toute seule pour les transporter.

Mais je suis forte. Des fois. 

J'ai réussi à transporter tous les cartons du trampoline dans l'abri de jardin. Et rien que pour ça, je mérite toute mon admiration, parce que des cartons y'en avait. Beaucoup trop à mon goût d'ailleurs. La prochaine fois, le trampoline, je le prendrai en porte-clefs, ce sera moins lourd.

Restait la table de ping-pong. Intransportable. J'ai beau avoir une force surhumaine, je n'en suis pas moins une faible femme, et la table de ping-pong, toute seule, c'était impossible, au mieux je réussissais à me faire un tour de rein, et franchement ça ne m'intéressait pas beaucoup, moi à choisir, je préfère les tours d'autos tamponneuses, au pire, je finissais coincée sous la table de ping-pong jusqu'à la fin de mes jours, et ça non plus ça ne m'intéressait pas, moi à choisir, j'aime mieux finir coincée dans un ascenseur avec un chippendale.

Voilà-t'y pas que je recommence avec mes phrases tellement longues qu'on en perd le sens !! Mais où qu'elle est ma discipline dans l'écriture de mon blog ? Mais où qu'elles sont mes bonnes résolutions à faire des phrases concises ? Serais-je finalement une faible femme, certes femme du monde, mais sans volonté aucune et sans force de caractère ?

Nan, vraiment. Des fois je me déçois.

Bref. 

J'ai laissé ma table dehors en me disant que j'allais trouver des bonnes âmes pour m'aider. Y'avait du vent. Quand je suis revenue, ma table, elle s'était prise pour Icare... ouais. Et comme Icare, il semblerait qu'elle se soit brûlée les ailes... sauf qu'au lieu de tomber dans la flotte, que là, peut-être elle avait une chance de s'en sortir, elle est tombée sur la murette qui est près de ma porte.

Ben ouais. Foutu vent. Ma table qu'elle était toute neuve, elle est devenue toute cassée. Y'avait du bois partout, des bouts de fer qui ne tenaient plus rien et des vis par terre. Du coup j'avais une table toute neuve, mais cassée. Ca n'allait pas être pratique pour le ping-pong, ça c'est sûr.

Quand mes copains sont arrivés pour m'aider à la rentrer... ils ont cru que c'était une blague. Surtout lui. Il m'a demandé "c'est quoi ce truc ?". Pffffffffff !! Moi je dis c'est quoi ce gars qui ne reconnaît même pas une table de ping-pong quand il en voit une ?!. Mais d'où il sort, lui ?!. Il n'a jamais fait la guerre, ça c'est sûr.

Ensuite, il n'a plus arrêté de râler entre ses dents et de bougonner entre nos oreilles...
"que c'était vachement lourd", forcément, c'est la raison pour laquelle j'avais fait appel à lui, si ça avait été léger, le gars même pas je l'appelais, je n'aime pas les bougons.

"Que c'était du n'importe quoi de rentrer une table de ping-pong cassée", ben nan. Sur la table, y'a écrit qu'il ne faut pas la laisser à l'extérieur, il est fou lui, il veut que ma table s'abîme ou quoi ?!.

"Que je ferais mieux de la mettre directement à la décharge", une table de ping-pong toute neuve ??? Et puis quoi encore ?!.

"Qu'il ne m'aiderait pas à la réparer", m'en fiche d'abord, moi j'ai fait tous les stages du samedi matin chez Castorama pour apprendre à bricoler. Ca va me permettre de faire une mise en pratique et que voire même je vais peut-être monter une entreprise spécialisée dans la réparation des tables de ping-pong. Y'en a qui feront moins les malins après.

"Que si on n'arrêtait pas de rire ma copine et moi, ça allait mal se terminer cette histoire", eh, oh, c'est quoi cette dictature, hein ?? Est-ce que nous on l'a menacé parce qu'il bougonnait,  que si je l'avais su plus tôt qu'il avait un caractère de cochon, jamais je l'aurais invité à se joindre à moi pour transporter ma table ?!. Ingrat.

Enfin bon. Lui devant, nous derrière, on a réussi à rentrer ma jolie table de ping-pong toute neuve, mais cassée mais que quand même bordel, je vais te la réparer vite fait.

Et que c'est dit, dès qu'elle est réparée, je te mets une photo sur le blog. Et on se fait un tournoi. Enfin surtout toi. Moi je ferai du trampoline.


Copyright Chantal CADET 2008


Ce soir c'est Peter Cincotti.
 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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jomomasp.gif
Je suis sèche comme une asperge qui aurait été oubliée six mois au fond d'un panier à asperges. Et en plus j'ai mal à la tête. Tout ça parce qu'on m'a forcée à boire hier soir, alors que moi j'avais dit que nan, que de l'eau c'était bien, mais que le vin, là, y'en a marre. Mais quand même j'ai bu un verre de côteau du Layon, que ce vin là, il ferait se damner une sainte, et que comme je ne suis pas une sainte, et bien je me suis damnée encore plus. Et donc, depuis ce matin, c'est l'enfer dans ma tête.

C'est bien simple. Je suis allée à l'ambassade de France avec Louline la Croute qui dort chez moi pendant deux jours, que peut-être je te fais son portrait demain si elle est d'accord, et que donc à l'ambassade on devait remplir des papiers roses et blancs, mais moches quand même et que la dame de l'ambassade, elle nous dit "attention, on ne se trompe pas" et moi je lui réponds " ben non, on ne se trompe pas, on n'est pas des nouilles quand même", nan mais oh.

Ben si. Moi je suis une nouille. Et c'est un triste constat. Parce que moi je me suis trompée alors j'ai fait tout plein de jolies ratures sur ma feuille, et que les ratures même quand c'est joli, ce n'est pas bien. Louline, elle m'a dit "t'as qu'à faire un coeur à côté, peut-être ça passera". Elle est vachement intelligente Louline.

Sauf que pour le coeur, c'était trop tard. J'avais déjà fait un rectangle tout noir que je trouvais vachement joli... mais la dame elle a dit "ouhla !!!". La dame, c'est sûr, elle n'aime pas la géométrie. Ensuite j'ai eu un problème de croix. Y'avait des cases à cocher... moi je les ai toutes cochées, allez hop, on n'en parle plus. Fallait pas, la dame elle a dit.

Alors elle m'a fait recocher une autre case avec mon écriture parce que si c'était elle qui cochait la case, ce n'était pas mon écriture et là ça faisait beaucoup de problèmes dans ma tronche à l'arrivée rapport que j'avais quand même déjà fait des ratures et un rectangle noir alors que cette feuille-là, elle n'était pas faite pour de l'expression libre. Cette case que j'ai recochée avec mon écriture, c'était pour dire que les deux cases qui étaient cochées étaient mal cochées, et moi ça n'a pas arrangé mon mal de tête, cette histoire de cases.

Du coup Louline , elle a eu vingt sur vingt et moi j'ai eu deux fautes. Peut-être en plus, je serai recalée à l'arrivée parce que j'ai juré à la dame que mes ratures ce n'était pas grave et que ça passerait quand même mais que j'ai dit ça en croisant les doigts et en priant Sainte Frida de ne pas me laisser tomber. Des fois, je ferais bien de me taire, je crois. Mon avenir reste sombre.

Ensuite il y a eu une histoire d'enveloppes sur lesquelles il fallait qu'on écrive des trucs rapport que ça l'aidait bien dans son temps de travail à la dame, que ce soit nous qui écrivions et pas elle, et que moi je dis qu'il ne faut pas pousser et qu'on a autre chose à faire qu'à écrire des fadaises sur des enveloppes alors que nous ne sommes même pas payées pour ça et que peut-être il y aura plainte. C'est à envisager.

Sauf que Louline et moi, on était en train de rigoler pendant que la dame elle expliquait, alors quand on a eu les enveloppes dans les mains, on n'a pas trop su quoi écrire dessus. La dame elle a dit "mais vous ne m'écoutez pas". Ben nan. Forcément. On ne peut pas rire et écouter en même temps, on n'est pas Enstein quand même.

Ensuite Louline, elle est partie vivre sa vie d'aventurière qui découvre les dangers de Stockholm, et moi je suis partie vivre ma vie d'aventurière qui a mal à la tête et qui découvre que ce n'est pas simple d'avoir mal à la tête à Stockholm quand tu ne parles pas suédois. 

Des fois, je me dis que j'ai une vie captivante et ça me rend heureuse.

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est Miro.

MIRO - Billy the funkyman

 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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Aujourd'hui ça cause tennis ici. 

Ca cause aussi andouillerie, tu t'en doutes bien, rapport que Frida, des fois, elle se demande si ses parents ne l'auraient pas un tout petit peu bâclée sur la fin du câlin, genre "chéri, ça fait cinq heures que ça dure, on pourrait peut-être aller au cinoche maintenant", et hop le petit spermatozoïde Fridasien qui faisait le zouave en se disant, "j'ai bien le temps de courir, regarde les donc cavaler les autres crétins, ces deux-là, ils en ont encore pour au moins trois heures de crac-crac" et qui s'est aperçu que finalement, non, ils préféraient aller au ciné, et bien il a dû cavaler trois fois plus vite et quand il a enfin réussi à atteindre l'ovule Fridasien, et bien il était KO, le pauvre. Voire même la légende dit qu'il en aurait assommé quelques-uns au passage, et que donc, en plus il serait arrivé en piteux état. Voilà donc la triste histoire de mes débuts. Chienne de vie, ça partait mal.

Tout ça pour te dire que le Troll fait du tennis dans le club de Björn Borg. Et oui, c'est mon fils et j'en suis très fière. Pas de Björn Borg. Du Troll. C'est lui mon fils. Le Troll. C'est le Troll qui est mon fils, pas Björn Borg. Ses parents je ne les connais pas. A Björn Borg. En même temps, je ne peux pas connaître tout le monde non plus.

Bref.

Pendant que mon Troll joue au tennis, moi je suis en haut derrière la vitre et je l'encourage en buvant du Pago ACE, et le Pago ACE, et bien je peux te dire que c'est vachement bon pour la santé parce qu'il y a des carottes dedans, et que les carottes ça rend intelligent. Normalement. A mon avis, dans mon Pago à moi, l'autre soir, ils avaient oublié les carottes. Que limite, la prochaine fois je demande le remboursement du Pago que j'ai bu. Oui, limite.

Evidemment quand je suis derrière la vitre et que j'encourage le Troll, je prends à témoin toutes les personnes présentes autour de moi, parce que le troll, qui est mon fils à moi, c'est un champion du revers et du service. Du reste aussi d'ailleurs. Alors je n'arrête pas de hurler, entre deux gorgées de Pago, "c'est mon fils, arghhhh, c'est mon fiiiiillllsssss, comme il est bô, comme il joue bien, c'est le meilleur et c'est moi qui l'ai fait, oui m'sieur dâme"... 

Et je te prie de croire que le monsieur qui était près de moi et qui lui, regardait un match sans intérêt entre deux vieux schnocks en a pris plein les oreilles, et que même une ou deux fois, j'ai dû lui donner quelques coups de coudes pour qu'il regarde mon génie de fils. Un petit rappel à l'ordre n'a jamais fait de mal à personne.

D'habitude, je ne regarde que le terrain sur lequel joue mon fils. Evidemment. Le reste du monde ne m'intéresse pas. Là, je ne saurais dire pourquoi, mon regard a été attiré par un match qui se tenait sur un autre cours. Et là, j'ai halluciné. Boris Becker en personne, himself, oh mon dieu, était en train de disputer une partie de tennis, sous mes yeux... 

Je me suis mise à sautiller en hurlant "y'a Boum Boum, y'a Boum Boum". Le gars qui était près de moi m'a regardée en se demandant ce qu'il m'arrivait et deux personnes sont venues voir ce qui me mettait en transe. Je leur ai montré le cours et continuant à hurler "Boum Boum, y'a Boum Boum"... c'est quand j'ai vu leurs regards ahuris que je me suis dit que forcément en Suède, personne ne devait connaître le surnom de Boris... et que donc, "yaboumboum", ça faisait plus danse de la pluie que tennis.

Du coup je leur ai dit que Boris Becker, bandes d'incultes, jouaient sous nos yeux et que, mince, ce n'est quand même pas tous les jours qu'on peut rencontrer un illustre joueur de tennis. Mon voisin de vitre m'a dit que non, ce n'était pas Boris, que je me trompais... Nan, mais oh !! Y'a pas plus physionomiste que moi. Ca sentait à plein nez le gars jaloux, que je l'ai vu en premier, le Boris, et pas lui, ouais...

Bon d'accord... au bout d'un moment d'explications de mon voisin, j'ai commencé à avoir des doutes... c'est vrai que peut-être il jouait un peu moyen... en même temps, ça expliquerait sa disparition des cours de tennis. D'accord, il faisait plus jeune que son âge, mais bon la chirurgie esthétique, ça existe, nan ?!.

Bon... d'accord... son jeu n'était pas top... nan... d'accord, tout le monde peut se tromper. Ben oui, ça arrive. Et alors ? Limite je l'aurais giflé le gars pour m'avoir enlevé la joie d'avoir vu en vrai un grand joueur de tennis. Comme il a vu que j'étais assez déçue, il m'a d'ailleurs offert un Pago ACE, celui avec des carottes qui rendent inteligente. Que peut-être ces carottes là, si je les avais consommées avant, j'aurais évité de me ridiculiser avec Boum Boum.

Enfin bon. De toute façon, moi mes préférés, c'était Mc Enroe et Connors quand ils se disputaient sur les cours, et que ça quand même c'était un sacré spectacle. Il a dit qu'il était d'accord avec moi. Brave gars !! Et que Noah, il était vachement beau. Et que voilà, les autres, tous du pipeau. Gerulaitis, il faisait crade, et Borg, c'était un nabot. Voilà.

Quand même, hein, il lui ressemble sacrément à Boris... mon voisin de vitre, il me répète que non, que il est désolé pour ma déception, mais que non. Il est sûr. Jaloux, oui !! Et puis la discussion s'est arrêtée parce qu'il partait, alors j'ai remercié pour le Pago et je suis allée rejoindre une copine qui venait d'arriver, rapport que son fils à elle aussi, il joue dans le club de Björn Borg, mais juste après le mien.

Ma copine elle m'a dit "alors, tu l'as pris en photo pour ton blog ?". C'est bon, j'avais compris que ce n'était pas le vrai Boum boum. "Ben nan, c'est pas lui". Je ne suis pas non plus une cruche. "Comment ça ce n'est pas lui ? Evidemment que c'est lui. Tu étais en grande discussion avec lui et tu ne l'as pas reconnu ?".

Hannnnnnn ? Mais qui ???? "Alors là, je vais me faire un plaisir de le raconter à tout le monde !! Tu n'en loupes pas une ma pauvre...". Mais qui c'était ce mec ???? Qu'est-ce que j'ai encore fait ???? 

Ce que j'ai fait ? 

Je me suis juste fait offrir un pago par Björn Borg, je l'ai juste traité de Nabot, j'ai juste mis en doute sa parole quand il me disait que Boris n'était pas là...

Juste, là, tout de suite, j'ai envie de mourir.

Spermatozoïde de merde.

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est Mc Enroe contre Borg... dans un spot publicitaire.

McEnroe vs Borg

 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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Mortifiée. Vexée. Humiliée. Blessée. Le doigt de Dieu est pointé sur moi, j'en ai maintenant la certitude. Et qu'on ne vienne pas me dire le contraire, j'ai des preuves.

Le manuel de la turlutte, je le connais tellement par coeur que limite des fois je me demande si ce n'est pas moi qui l'ai écrit. Oui, limite. D'ailleurs c'est bien simple, c'est probablement moi qui l'ai écrit. Voire même que oui, c'est moi, point barre. 

Nan, mais parce que sans vouloir me vanter, la reine incontestable de la turlutte c'est moi. Ben oui.
- Je saisis l'objet de mon son désir avec délicatesse et douceur que des fois ils se disent que je fais une publicité pour des bas qui ne filent pas, sauf quand tu les portes.
- Je ne mets pas les dents que des fois ils se demandent si je ne les enlève pas avant de passer à l'action, mais que non.
- Je bave tellement que des fois ils pensent que j'ai chopé la rage, mais que pas du tout.
- Je vais et je viens tellement bien que des fois ils entendent Gainsbourg et Birkin, alors que même pas ils sont là.
- Je mets les doigts là où il faut que des fois ils pensent que je suis une virtuose du piano, mais que non, moi c'est pipeau première langue depuis la quatrième.
- Je fais ah, je fais oh, je fais hi, que des fois ils se disent que je connais tout l'alphabet par coeur, mais que non, je ne connais que les voyelles et encore.
- Je ne fais jamais ma dégoûtée, alors que des fois, je me dis qu'une petite douche avant, franchement, ce ne serait pas du luxe, nan, juste de la politesse, bordel !!

Bref, vous voilà convaincus, et moi aussi.

Hier soir j'avais tout bien révisé par coeur. Ma leçon je la connaissais sur le bout des doigts et de la langue. La reine, je vous dis !!

Ca tombait bien, la banane, elle était verte, ça facilite la turlutte c'est sûr. Alors... j'ai saisi la chose délicatement, j'ai enlevé les dents, j'ai bavé, je suis venue et puis aussi viendue, j'ai mis les doigts où il fallait, j'ai fait oh, j'ai fait ah et puis hi, et puis j'ai pas fait ma dégoûtée. Nan. Pas ma dégoûtée.

J'ai entendu un soupir et puis j'ai entendu deux soupirs, et puis je n'ai plus rien entendu du tout. Moi j'ai continué à pas faire ma dégoûtée. Et là, il s'est passé un truc que je n'avais encore jamais vu. Le fruit comme qui dirait, il a mûri d'un coup. La banane, elle est devenue molle... et là haut, j'ai entendu comme un moteur d'avion qui aurait des ratés...

Ce n'était pas un moteur d'avion. C'était un ronflement. Le gars s'était endormi... du jamais vu en plus de vingt ans de carrière !!! J'ai vérifié l'objet, des fois que par distraction ça fasse un quart d'heure que je m'activais sur son pied et que je ne m'en sois pas aperçue... ben nan.

C'était bien de la turlutte de base, je ne m'étais pas trompée d'organe, ouf, j'ai pensé, je ne suis point encore gâteuse. Du coup je suis allée aux renseignements "hé, ho, ça ne va pas ? Ca ne te plaît pas ce que je suis en train de faire ? Y'a un problème ?"

"Nan, nan, au contraire... c'est trop cool... continue, ça m'endort, c'est vraiment génial..." qu'il a répondu.

Mortifiée. Vexée. Humiliée. Je vous prie de croire qu'il n'a pas dormi longtemps. Je te l'ai viré du lit manu militari que sa sieste, elle a été vite finie. Nan mais oh !!! 

C'est quoi la prochaine étape ? Soirée tricot ou quoi ?!.

Copyright chantal CADET 2008


Ce matin forcément... c'est Claude Estève.

La turlutte

 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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Hier matin, y'a un gars qui m'a dit qu'en Suède, les curés étaient mariés. C'est bien ma veine. Je sens que l'année 2008 va être une année pourrie. Nan, je ne fantasme pas sur les curés, encore que des fois y'aurait matière à fantasme, voire même plus si affinités. Mais nan.

Bref.

Ce gars-là, il était habillé en noir. Costume noir, pull noir, chaussures noires... le total look curé. Il ne manquait que le pin's sur la poitrine. Il sortait de chez moi. Je lui ai dit "au revoir mon père, merci pour la bénédiction, vous revenez quand vous voulez". Il n'est pas revenu hier soir. Peut-être que c'est à cause du flacon que j'avais glissé dans sa sacoche, en souvenir...

Mais bon, moi je dis que surtout ce gars-là, il ne doit pas aimer la fraise. Il ne faut pas chercher plus loin. Point barre. Y'en a qui sont bien compliqués, je vous le dis. Ce n'est quand même pas lui qui va laver les draps, que là, même la Mère Denis, elle ne va pas s'en sortir et que comme moi je ne suis pas une vedette, je ne vais pas non plus m'en sortir et que ça va encore finir à la poubelle tout ça, et que ça valait bien la peine de mettre ce prix là dans des draps et qu'on ne m'aura pas deux fois. 

Et je ne peux même pas dire que ça a bien commencé cette histoire, parce que c'est tout de suite que le gars il est devenu collant.

D'abord, y'a eu baisers. Ensuite y'a eu mains qui s'égarent. Ensuite y'a eu déshabillage. Et puis y'a eu proposition de massage. Et ensuite, y'a eu problème. Attends, je relis, des fois que j'aurais oublié un point essentiel à la compréhension de cette histoire. Nan. C'est bon. On peut continuer.

Pour le massage, moi j'ai proposé de la fraise. J'avais déjà testé le chocolat, c'était fun, c'était bon, c'était crade, ça m'avait coûté une paire de draps, mais y'avait eu coït, y'avait eu bonheur, donc je n'ai pas fait un drame.

Avant-hier soir, j'avais décidé de passer à l'huile de massage chauffante à la fraise. Ce n'est peut-être pas la meilleure décision que j'ai prise en ce début d'année, d'ailleurs. Cette huile, c'est celle-ci :
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Quand je l'ai achetée, on me disait ceci : Huile de massage à l’effet légèrement chauffant parfumée à la fraise. Transformez votre partenaire en une véritable friandise ! Massez, caressez, et laissez vous allécher par cet envoûtant parfum de fruit qui émane du corps de votre partenaire... Vous n’avez plus qu’à goûter ! Flacon de 150 ml

Moi j'ai eu tout de suite envie de me sentir alléchée. J'en ai pris un à fraise et un à la cerise. Oui, j'aime les fruits rouges et puis les fruits c'est bon pour la santé.

Alors d'abord, cette fraise-là, ce n'était pas de la Garriguette. Nan. C'était de la fraise de synthèse que le mec qui l'a fabriquée, il a loupé sa synthèse et que j'espère pour lui qu'il a fait mieux dans la thèse et dans l'antithèse parce que sinon le bac c'est sûr, il ne l'a pas eu.

Mais, à presque vingt euros le flacon, j'ai dit que ça sentait bon la fraise et que s'il disait le contraire je lui faisais avaler le flacon pour vérifier. Il a dit que ça sentait bon la fraise. A mon avis, il avait envie d'un massage. 

Ca poissait un peu, mais ça ne m'a pas affolée. Ca faisait de longs fils bizarres, mais ça ne m'a pas affolée non plus... nan. Lui il ne voyait rien, il était à plat ventre. Donc, il n'était pas affolé non plus. C'est beau la vie des fois.

Et puis je lui ai suggéré de se retourner. Je n'allais pas non plus passer le reste de mes jours assise sur son dos à étaler de la fraise qui pue... dont acte, il s'est retourné. Rhoooooooooooooo...

Pour l'odeur envoûtante, ce n'était pas gagné, mais mis à part l'odeur assez désagréable qu'il dégageait, je dois dire que cet homme me faisait de l'effet. J'ai donc recommencé le massage sur le côté face... et puis il m'a dit "à ton tour maintenant". Brave gars.
J'ai glissé sur le côté... et j'ai attendu... oui, j'ai attendu.

Mais comme dit la chanson de Joe Dassin, il n'est jamais venu. Nan, il n'était pas mort. Juste il gigotait en me demandant ce que je lui avais fait, que moi, ça ne m'a pas étonnée cette question étant donné que, oui, je fais  tellement d'effet aux hommes que des fois ils ont du mal à s'en remettre. Rhoooooooooooooo...

J'ai cru qu'il faisait une allergie à la fraise qui pue et que j'allais devoir appeler la police secours suédoise et que même pas j'avais le numéro et que je commençais bien mal l'année, et que les mecs à histoire, y'en a marre.

Nan. Il était juste collé aux draps. Ouf !! J'ai été bien soulagée. Bizarrement pas lui. C'est d'un compliqué les hommes. Il a commencé à râler. Evidemment, pas une seconde, il n'a pensé à mes draps, et à bibi qui allait se coltiner le nettoyage. Nan. Môssieur ne pensait qu'à râler après moi.

Le problème, c'est que ça collait vraiment... limite cire à épiler... mes draps étaient fichus, c'est certain. Et puis pour le décoller... ben ça a pris du temps, parce qu'en plus, il était douillet. Nan, mais est ce que je hurle chaque fois que mon esthéticienne m'arrache un poil, moi, que je dis qu'il est temps que les mecs aillent se faire épiler le maillot en institut avant de ramener leur fraise...

En tout cas, moi c'est décidé, la prochaine fois je me trouve un mec normal, pas un gars collant qui pue la fraise avariée et qui bousille mes draps.

Juste, s'il ne veut plus revenir, je me demande avec qui je vais tester le flacon à la cerise...

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est Adam Vadel avec une reprise de Kiss.

I Was Made For Loving You - Adam Vadel

 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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Hier j'étais au ministère des affaires étrangères. Ne me demande pas ce que j'y faisais, j'ai déjà assez de mal à comprendre ce que je fais en Suède, alors la réponse risque d'être compliquée. En plus il semblerait que je n'ai pas le droit d'en parler. Comme d'habitude tu me diras, et tu auras raison. 

Bon j'avoue, je suis agent secret. Mais omerta.

Juste je peux te dire que j'avais emmené ma best friend avec moi. Je peux aussi te dire qu'à un moment donné, le chef du protocole, il voulait récupérer son bureau, mais que nan, parce que nous on était dedans et qu'il a fait une drôle de tête quand il nous a vues. Moi j'ai dit qu'on était preum's. Il est allé chercher un grand monsieur habillé en bleu avec un pistolet dans la poche.

Moi j'ai dit que d'accord, peut-être il était preum's, et que j'avais dû m'être trompée en comptant, et que d'accord on va sortir, et que nan, ce n'est pas la peine de se fâcher pour si peu. Mais j'ai dit aussi que c'est facile quand on se fait aider par un gars armé et que ce n'est pas du jeu, et que moi aussi si je veux je peux me trouver des copains avec des pistolets et que là on verra qui c'est qui fait le mariole.

Bon d'accord, c'est à ma best friend que j'ai dit tout ça, rapport que j'ai vite compris qu'il ne fallait pas trop la ramener. Ben nous du coup on a filé dans le bureau du ministre. Y'a pas la photo de ses gosses sur son bureau. Nan. Par contre il a un petit bureau vachement rigolo que quand t'appuies sur un bouton caché, le tiroir il s'ouvre et tu le ramasses dans la tronche.

Y'a aussi un portrait de la fille de je ne sais plus quelle reine qui paraît-il était très belle mais que moi je dis qu'elle ressemble à une guenon croisée avec un pit-bull et que quand je dis ça, je ne suis gentille ni avec les guenons, ni avec les pit-bulls. Et voilà comment on perd en une phrase tout son lectorat de guenons et de pit-bulls !! Merdum, mes stats !!

Le vilain monsieur habillé en bleu avec le pistolet, il nous suivait partout depuis l'histoire du bureau du chef du protocole. On a essayé de se planquer dans le bureau du secrétaire du sous-sous secrétaire (je te jure que ça existe), mais c'était un cul de sac, avec un très joli canapé d'angle ancien que je l'aurais bien ramené chez moi celui-là mais que dans ma poche, il ne rentrait pas, alors nan.

Le monsieur en bleu, il n'a pas été content qu'on joue à cache-cache. Mauvais joueur, je dis. Peut-être on aurait du proposer chat perché. Ou un Scrabble...

Ensuite on a été dans la salle de réception dans laquelle il n'y avait pas de réception et que ça m'a étonnée, mais dans laquelle sur les murs il y a les portraits des ministres, et que je m'en moque un peu parce que même pas ça se mange ces trucs.

On arrête la visite guidée rapport que je vais bien finir par avoir des ennuis si je t'en dis trop et que là j'ai un peu de mal à voir ce qui est trop ou pas. Bon j'ai quand même fait un discours devant le pupitre officiel du ministre avec les projecteurs braqués sur moi et que même y'a deux pupitres et que j'étais fière parce que ma best friend, qui est aussi agent secret, elle était près de moi derrière le deuxième pupitre. 

Y'avait le drapeau suédois sur ma gauche et aussi le drapeau européen, mais ils avaient oublié le drapeau corse, et je dis que c'est une honte. Limite je suis vexée. Moi je dis que mon honneur est bafoué et qu'il est temps que la Corse déclare la guerre à la Suède pour cet incident diplomatique.

J'ai la photo du discours, mais c'est dommage parce que, en plus de mon corps, y'a aussi ma tête dessus... alors là tout de suite, ça ne va pas être possible de te la mettre... sauf à couper la tête...

Note, si je continue, c'est bien comme ça que je vais finir... sans tête.

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est Superbus.

Superbus - Travel The World

 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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Ahlalalalalalala... 

La nuit dernière, y'a eu du mâle dedans mon lit, en plus de la bouillotte. Attention hein, pas de l'irresponsable qui ne se couvre pas alors que l'hiver est là, nan, nan, nan.

Celui-là, c'est du responsable qui se couvre. Hu, hu, hu, hu, hu. Excusez-moi. Quand j'y pense, c'est encore l'effet que ça me fait. Rapport à la couverture, que des fois, moi je dis, faisons simple !! En même temps, c'est un peu de ma faute... la couverture, c'est moi qui l'avais choisie... je suis assez joueuse.

Bref.
 J'avais choisi ça.
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Ca le fait, nan ? C'est de la couverture fluo... bon OK, le seul truc qui m'ennuie, c'est que ça nécessite de la brouette corse dans le noir si on veut en profiter un peu, mais bon, quand le mec a une sale tronche, ça peut aider...

Ah oui, y'a encore un truc qui est un chouia embêtant... c'est quand le gars a dit "arghhhhh, elle est où la couverture, arghhhhhhh, viteuuuuuuu, mais merde, tu l'as foutue où, arghhhhhhhhh" en gigotant dans tous les sens que vraiment des fois tu te demandes ce qui leur prends aux gars... moi, très femme du monde, j'ai répondu "dans la salle de bain, scotché à l'ampoule, fais gaffe à pas te brûler, et surtout tu éteins tout avant de revenir, merci".

Là, le gars, il a cessé de gigoter. C'est magique. Bon ok, il a aussi pris un air méfiant que des fois, moi, je me dis que peut-être je fais un peu peur et que vraiment j'ai du mal à comprendre pourquoi. Et il a dit "mais qu'est-ce que tu as encore inventé ?" Rien. Moi je n'invente jamais rien. Inventeuse, ce n'est mon truc.

Mais bon, il est parti dans la salle de bain. Hu, hu, hu, hu, hu. Excusez-moi.

C'était la première fois que je testais cette couverture. Je n'ai pas été déçue. Je crois qu'il s'est un peu brûlé, rapport au cri. Moi je dis qu'il était prévenu, et que zut, il n'avait qu'à faire attention. J'avais dit "fais gaffe", il n'a pas fait, c'est son problème.

Il a éteint. Et puis il est entré dans la chambre en maugréant un truc comme quoi j'étais un peu bizarre que là encore je m'insurge.

Moi j'attendais avec impatience. 

Le seul truc dont je me souvienne, c'est de l'apparition du ver luisant. Après, je ne sais plus, rapport aux larmes. Aux larmes de rire. Ce n'est pas de ma faute. Moi je ne pouvais pas prévoir que de voir un ver luisant avancer dans ma chambre, ça allait me provoquer une crise de fou rire... Nan. D'habitude quand j'en vois dans mon jardin, juste je trouve ça mignon, mais je ne ris pas. Remarque, dans mon jardin, généralement, ils ne bougent pas. Ce doit -être ça.

Ensuite je crois qu'il y a eu mort du ver luisant, tirage de gueule, et peut-être que j'ai entendu "tarée", mais là encore je n'en suis pas certaine...

Nan, pas certaine...

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est Les Gipsy Kings.

Gipsy Kings - Escucha me

 

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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Il paraît que je suis la seule fille qui prend son petit déjeuner avec une bouillotte sur les pieds... moi je dis il en faut. Et s'il n'y en a qu'une, je veux bien être celle-là.

Ceci dit, passons à des choses un peu plus sérieuses. J'ai été invitée à une soirée il y a une dizaine de jours, afin de fêter l'arrivée du beaujolais nouveau. Vous pensez bien que je me faisais une joie de vous relater ma soirée... sauf que !!

Sauf que j'ai reçu des menaces très explicites de la part de l'un des convives qui m'a dit "tu n'as pas intérêt à parler de cette soirée sur ton blog". Haannnnn !! Plus explicite que ça, c'est impossible. J'ai donc décidé de ne pas vous en parler, après tout en tant que Corse, l'omerta, ça me connaît !! Je ne vous dirai rien, mais alors, rien de rien.

Surtout que franchement à bien y regarder, il n'y a rien à en dire de cette soirée. La maîtresse de maison que j'avais croisée deux heures avant l'ouverture des festivités et auprès de laquelle je m'étais enquise, entre deux crachats de bonbons, du dresscode, m'avait dit "casual". En vertu de quoi j'avais mis un jean et des Doc marten's. On a dit casual, ou quoi ?!.

Quelle ne fut ma surprise quand je vis, une fois sur place, que toutes ces dames étaient en jupette et escarpins, la maîtresse de maison y compris, qui me dit avec un sourire pincé "finalement tu as vu c'est chic, on s'est décidé au dernier moment". Ouais... j'ai vu... enfin en même temps, chacun sa version du chic, hein... parce que franchement ta jupe longue en velours rouge... 

Mais bon j'aime autant ne pas vous en parler, ça pourrait m'attirer des ennuis. Ensuite, je me suis calée dans un fauteuil et j'ai bu mon verre de beaujolais que même ce beaujolais qui était rentré en Suède via la valise diplomatique, mais bon ça je ne peux pas non plus vous en parler je pense, il se laissait boire... et puis il y avait des trucs bizarres à manger à l'apéritif...

J'ai essayé de percer à jour le mystère des amuse-gueule, mais je vous jure que ce n'était pas évident. J'en ai donc glissé un en douce dans la poche de mon jean pour le décortiquer chez moi. D'où l'avantage certain du jean sur la jupe de velours rouge sans poche. En même temps je ne suis pas certaine que la maîtresse de maison s'amuse à piquer des amuse-gueule chez elle.

De toute façon, l'amuse-gueule étant passé à la machine à laver avec le jean, je peux juste vous dire que c'était blanc. Et qu'une fois lavé, c'était beurk. Ouais je sais, ça fait peu d'indices. C'est un peu ce que je me suis dit aussi. Mais, bon j'aime mieux ne pas vous en parler.

Il y en a une, elle ne prenait que des cornichons. C'est petit comme attitude. Mais peut-être que ça réagit mieux au lavage en machine...

Ensuite nous sommes passés à table, mais bon surtout ne dites pas que je vous l'ai dit. En bons stratèges nos hôtes avaient fait deux plans de table... des fois que pendant l'apéro, les invités se tapent sur la gueule, ça permettait de séparer habilement les potentiels ennemis. Moi je dis "chapeau" pour l'organisation, nan, parce que le plan de table de repli, c'est la première fois que je vois ça.

Le maître de maison a pris ses feuilles de papier en disant "chérie, le un ou le deux" ? Putaing, le suspense !! On se serait cru dans un film de Hitchkok !! Il ne manquait que la musique. Arghhhh, mais à côté de qui je vais être assise, arghhhhh ???? En fait, ça a été le plan numéro un... comme quoi il semblerait que nous ayons su nous tenir. J'étais assise à la droite du maître de maison, et moi je dis que c'est courageux de sa part. Mais surtout pas un mot à quiconque.

Je ne vais pas vous parler du repas. Nan. C'était bon. Par contre, je peux vous dire que si la grippe aviaire débarque en Suède, et bien moi, je peux crever comme un corsinu. Parce que je n'aurai pas de vaccin, nan, nan, nan. Pour le beaujolais, oui, pour le vaccin, je me gratte !!

Et même que si les Norvégiens attaquent la Suède, et bien Frida, elle n'est pas rapatriée dans son pays en Corse, nan. Et toutes ces menaces sur la tête de Frida, pourquoi ?? Because je ne suis pas enregistrée à l'ambassade de Corse. Et que ça c'est pas bien. Maman, ste plaît, pas de mail, merci.

Ensuite mon voisin de droite, que même il avait mangé de l'ail, mais chuuuuuuttttttt, il a voulu m'expliquer pourquoi on doit se regarder dans les yeux quand on trinque. C'est à cause des vikings... en fait on prend son verre dans sa main, mais attention, ouhla, attention il m'a dit le monsieur !! Oui oulah !! Surtout il ne faut pas que nos bras se touchent... moi j'étais d'accord, hein !! oulah !!

Sinon c'est la guerre !! Oulah !! Et là peut-être, c'est le moment où le deuxième plan de table fait son apparition... Bref. On se regarde droit dans les yeux... ouais, il a mangé de l'ail. Et on trinque mais en trinquant il faut qu'un peu de mon vin aille dans son verre et qu'un peu de son vin aille dans mon verre au cas où nos boissons seraient empoisonnées... comme ça on crève tous les deux, c'est pas malin moi je dis. En même temps, moi franchement je ne vois pas pourquoi mon vin aurait été empoisonné... J'ai juste piqué un amuse-gueule, on ne va quand même pas m'empoisonner pour si peu...

Bref, le gars il m'a expliqué que si je le regarde dans les yeux, je ne peux pas le poignarder en même temps. Mouaich... lui il devait être bourré. Parce que ce gars, il ne m'avait rien fait, alors j'avais autre chose à faire que le poignarder. En plus, ce n'est pas du tout mon genre de poignarder les gens lors des repas mondains. Même quand ils ont bouffé de l'ail. Encore que... Mais mieux vaut que j'évite de vous en parler.

Ben ouais... moi quand on me dit "tu n'as pas intérêt à parler de cette soirée sur ton blog", je ne suis pas non plus idiote, j'ai bien compris le message et je ne raconte rien sur mon blog. Nan, mais oh, il me prend pour qui ce mec ?!. Une cafteuse ? Il croit quoi, ce mec ? Que je raconte ma vie sur mon blog ?!. Et puis quoi encore !!

Je suis Corse, moi Môssieur, je sais me tenir, moi Môssieur, et l'omerta, je suis tombée dedans quand j'étais petite moi Môssieur... alors je sais bien ce que je dois dire ou pas sur mon blog. De toute façon, je n'ai pas envie d'en parler de cette soirée... j'y étais pas.

Copyright Chantal CADET 2007


 Ce matin, c'est Aaron. 

Aaron - Le tunnel d'or

 

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Hier j'ai déjeuné avec une copine dans un endroit que je ne connaissais pas, mais où c'est clair, je ne remettrais jamais plus les pieds et elle non plus, rapport qu'on a eu un petit souci de plateau qui tombe... nan, ne dis pas "évidemment", parce que ce coup-ci, le plateau, c'est elle qui l'a fait tomber !! Moi je suis innocente comme l'agneau qui vient de naître.

D'accord, j'avais aussi piqué les chocolats sur la table et c'était mon idée au départ, mais moi, au moins j'ai assuré. Nan, mais parce que quand nous sommes arrivées avec nos plateaux dans cette salle, il n'y avait que des mecs attablés, voire même que je me suis dit que c'était Noël un peu plus tôt cette année et que le Père Noël, il était trop cool de penser à moi comme ça. En même temps, c'est un peu normal, parce que plus sage que moi, c'est difficile... et que toute sagesse mérite récompense, c'est bien connu.

Bref !! Moi j'ai rentré mon ventre, tenté de bomber les deux balles de ping-pong qui paraît-il sont mes seins, mais que j'ai encore des doutes, et puis j'ai cambré... tu ne connais pas ?? Je te montrerai un jour si tu es sage, mais je te préviens, tu ne tiens pas longtemps, parce que ça fait mal aux abdos, surtout si tu ris en même temps. 

Ensuite, très femme du monde, je suis allée m'asseoir sans regarder personne... et je te prie de croire que c'est hyper dur quand tu as, à portée de main, autant de beaux gosses... mais bon, je suis dotée d'une force de caractère hors du commun. D'autant plus qu'eux, je peux te dire qu'ils mataient... ça devait faire longtemps qu'ils n'avaient pas vu une fille aussi canon de près.

Une fois assise, j'ai regardé. Ben ouais, la force de caractère, c'est bien joli mais il ne faut pas en abuser non plus. Et là, et bien je me suis aperçue qu'ils étaient tous badgés sur leur poitrine... bon là, discrètement, j'ai jeté un coup d'oeil et j'ai vu que c'était leur prénom qui était noté sur les petits cartons...

Moi je dis que le Père Noël, c'est un mec bien !! Non seulement, tu peux choisir parce qu'il y en a pour tous les goûts des hommes dans cette salle, mais en plus tu as leur prénom. Ca a un peu inquiété ma copine d'ailleurs... tiens pendant que j'y pense il y a un autre truc qui l'a inquiétée... 

C'est quand deux autre gars sont arrivés et ont attaqué un discours comme quoi, on était tous des pros et qu'on avait assuré au niveau résultats et que la prime de fin d'année était justifiée. Moi j'étais pas inquiète, j'étais trop occupée à essayer de passer sous la table. 

En même temps, j'étais d'accord pour la prime de fin d'année. Alors j'ai applaudi aussi. Ma copine, elle m'a dit "on s'en va"... ben... non... moi je me suis dit que nous aussi on avait bossé dur cette année... eh, oh !! On la méritait cette prime. En plus j'étais certaine que nous passerions inaperçues tant que nous ne bougerions pas. Tu penses... deux filles en jeans au milieu de cent mecs badgés en costumes...

En plus, il y avait des chocolats sur les tables... et moi quand il y a du chocolat à disposition, je suis inamovible. Moi j'ai dit "on reste". Et on a fait comme si de rien n'était. "Femmes du monde, jusqu'au bout, toujours", je lui ai dit.

Il y avait bien les serveuses qui nous regardaient, rapport je pense, que nous avions des plateaux et pas les autres, moi j'ai toujours dit que les femmes se débrouillaient mieux que les hommes. En tout cas ce n'est pas tous les jours qu'on mange en si bonne compagnie.

L'histoire des chocolats, c'est à la fin du repas qu'elle a eu lieu. Ma copine, elle les regardait avec envie... alors quand j'en ai pris un pour moi, forcément je lui en ai donné un... elle, elle m'a dit que peut-être, on ne devrait pas... de quoi ??? Moi je dis que si les chocolats sont là, c'est pour être mangés. Déjà que la prime, peut-être on ne l'aurait pas alors qu'on la méritait comme les autres, voire même plus que certains, on n'allait pas en plus ne pas manger nos chocolats !! 

Et puis ces chocolats, ils étaient tellement bons, que forcément, on en a mangé un deuxième... et puis un troisième... et ma copine elle a planqué tous les papiers de chocolat sous son assiette, parce qu'elle avait du mal à assumer... je crois que ça s'appelle "avoir des scrupules" ou quelque chose dans ce genre-là... moi c'est un truc que je ne connais pas trop.

En rigolant je lui ai dit "tu imagines si tu fais tomber ton plateau", hu, hu, hu !!! Alors j'aime autant te dire que le plateau, elle le tenait fermement quand on a traversé la salle en sens inverse et que même encore une fois tous les mecs nous regardaient et que je maintiens que des canons, ils ne doivent pas en voir souvent pour mater comme ça.

Ben le plateau, il est tombé quand même... enfin pas le plateau, juste l'assiette, parce que forcément avec six papiers de chocolat en-dessous, elle glissait un peu cette assiette... moi j'ai dit "fais comme si tu n'avais rien remarqué, nous sommes des femmes du monde", et là elle a assuré ma copine. On a enjambé l'assiette et les papiers de chocolat et on a continué, droites comme des I. 

Juste, on devait rire un peu, je crois... enfin quand je dis un peu...

Copyright Chantal CADET 2007


Ce matin c'est Paolo Conte.
 

Paolo Conte - Via con me

 

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Moi c'était jeudi. Je devais présenter un truc devant un certain nombre de personnes. Je maîtrisais moyen, malgré la moitié de la nuit précédente passée sur mon ordinateur à composer un pamphlet digne d'un discours d'ouverture des jeux olympiques, mais bon j'étais confiante.

Une heure avant de partir, je passe devant une glace et je me dis qu'il faut que je me lave les cheveux. Dont acte. Sauf que je ne sais pas toi, mais moi quand je me lave les cheveux, et bien après, ils sont mouillés !! Ben ouais, c'est bizarre ce phénomène, et là je suis comme toi je t'avoue, je ne me l'explique pas. 

Mais de toute façon, les cheveux, une heure avant de sortir, surtout en Suède, ce n'est pas une bonne idée de les laver parce que soit tu attrapes la crève because tu n'as pas eu le temps de les sécher et que vu le froid digne d'un hiver suédois qu'il fait à l'extérieur que quand même tu le sais bien que tu es en Suède mais que bêtement tu t'imagines que ce n'est pas une raison mais que si c'est une raison, soit tu les sèches... j'ai opté pour la deuxième option. Comment ça c'est quoi la deuxième option ?!. Mince, essaye de suivre un peu !! Les sécher !! Je te prierais de rester concentré quand je te parle !!

Ce qui de prime abord paraît être une bonne solution ne l'est pas quand comme moi, tu possèdes des cheveux indisciplinés et qui ont tendance à boucler. Parce que le résultat c'est un croisement entre Bob M. et Whoopy G., c'est à dire le fleuron de ce que la Jamaique et l'Amérique comptent de personnes belles et célèbres... nan, je ne mets pas une photo, je te laisse user de ton imagination que des fois ça te fait du bien de te triturer un peu l'imagination.

Après j'ai eu beau appuyer sur ma chevelure avec mes deux mains, moi je dis quand le mal est fait... heu... et bien le mal est fait !! Ouais, dans ma grande bonté, je t'autorise à noter cette maxime sur ta main pour ne pas l'oublier, elle te sera fort utile lors d'un dîner en ville. En même temps, elle n'est pas de moi.

Donc je suis sortie avec ma coiffure rasta en essayant d'ignorer les regards en biais envieux des quelques personnes que j'ai pu croiser... c'est fou comme les gens sont jaloux dès lors que tu es un tant soit peu originale. Bref !!

Je suis arrivée dans la salle de réunion, j'ai dit bonjour aux personnes que je connaissais, parce que moi môssieur, en plus d'être jolie, je suis polie, et j'ai sorti mes documents pour préparer mon laïus. J'étais confiante, je te l'ai dit, et ce, malgré ma coiffure afro qu'on aurait dit que j'avais traversé un tsunami pour arriver jusque là.

Présentation des participants et des personnes qui devaient prendre la parole... je sens bien quelques regards intéressés converger vers ma chevelure de princesse... une certaine interrogation dans le regard des quelques personnes qui ne me connaissent pas... bon d'accord aussi une certaine interrogation dans le regard des quelques personnes qui me connaissent et qui doivent admirer ma coiffure top classe.

Chacun se présente et puis vient mon tour... et là... "bonjour, je suis Frida de Bergerac et je suis la"... une demi seconde de silence... et un éclat de rire général.

C'est certain que ça détend l'atmosphère. Par contre après tu peux dire tout ce que tu veux, chaque fois que tu ouvres la bouche, tout le monde se marre... même quand tu te tais d'ailleurs... mais comme je sais avoir de la classe en toutes circonstances, j'ai fait comme si de rien n'était. Juste je riais, un peu... beaucoup... beaucoup trop... tout le temps... impossible d'articuler un mot... alors je me suis tue... mais avec classe.

Moi je dis que peut-être une fois que je serais coiffée normalement, personne ne me reconnaîtra. En même temps, je dis ça sans grande conviction. C'est dur d'être une fille intelligente et lucide.

Je dis aussi qu'il faudrait que vous arrêtiez de m'appeler Frida, parce que je sens les prémices d'une schizophrénie aiguë s'insinuer en moi... limite si je sais encore qui je suis...tiens hier, je ne trouvais plus un bouquin et je n'arrêtais pas de dire "mais Frida, qu'est-ce que tu en as fait de ce livre". Peut-être que je fais un dédoublement de la personnalité...

Quand même... quelque chose me dit que sur ce coup là, je n'ai pas assuré...

Copyright Chantal CADET 2007


Ce matin c'est Emmanuelle Seigner.

Emmanuelle Seigner - sing sing

par chantal cadet publié dans : J'te raconte mais sans citer de nom...
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