Annuaire de blogs over-blog créer un blog
en partenariat avec
en partenariat avec http://www.tf1.fr/
 

Me contacter...

chantal.cadet at GMAIL.com 

Un p'tit message ???

 Il y a actuellement  10  personne(s) qui se promène(nt) sur ce blog.  


Texte Libre

Un peu de pub...

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mon petit frère, que cela fait déjà trente-trois ans que nous nous fréquentons lui et moi, c'est ma meilleure copine... quand je dis que c'est ma meilleure copine, c'est que lui et moi on a des relations un peu particulières qui font quelquefois grincer des dents bien des gens qui trouvent que lui et moi on est un peu limite, mais que lui et moi on s'en fiche complètement et que voire même ça nous fait plutôt bien marrer.

C'est que lui, il connaît tous mes secrets et qu'il a toujours une oreille et une épaule pour moi, et que moi aussi, j'ai toujours une épaule et une oreille pour lui... c'est qu'on est tellement proche lui et moi qu'un seul regard suffit pour qu'on se comprenne, c'est que je peux faire trois cents bornes juste pour aller lui apporter un Mc Do et des kilos de bonbons à l'hosto parce qu'il l'a pensé si fort que j'ai réussi à l'entendre.

C'est que lui et moi, on arrive à se cuiter et à chanter à tue-tête du Claude François et ensuite à aller voir les flics juste pour souffler dans le ballon parce qu'on a parié que non, on ne dépassait pas la limite autorisée. Tu parles. C'est que lui et moi on arrive à parler du nombre de nerfs qui entourent le clitoris et que oui, on a vachement de chance nous les femmes et que deux minutes après, il arrive à m'expliquer comment on fait pour enlever en un seul coup l'arrête de la truite du torrent corse qu'il a pêchée dans l'après-midi.

Bref.

Mon frère, il m'a téléphoné hier soir et on a causé. Tremble carcasse...

On a causé qu'il vit dans une région, ma foi, franchement très belle, mais que c'est une région dans laquelle il y a bien peu de chèvres filles en âge de coucherie et que ça lui cause bien du souci. Oui. Bien du souci. Parce que forcément un gars grand et gaillard comme lui, en pleine force de l'âge et rempli de bonne santé, ça a des besoins...

Des besoins de niquer.

Et quand y'a pas de chèvres filles de disponibles, et bien la nique, elle est franchement pas évidente... y'aurait bien eu la potière... mais elle était maquée... bordel, c'est pas de chance. Y'aurait eu aussi la nénette de la supérette qui, elle, est célibataire, mais qui a déjà soixante-quatorze ans... il n'a même pas voulu tenter sa chance. Grand fou !! L'aventure c'est l'aventure, bordel, et quand on n'a rien sous la bite main, moi je dis qu'il ne faut pas faire le difficile.

Ouais... parce qu'à force de faire le difficile, il va bien finir par se faire une entorse à la main, et moi je dis qu'il l'aura bien cherché. Bon. Du coup, comme il avait la trique qui se faisait insistante, ben ouais, n'ayons pas peur des mots, il s'est dit qu'il allait falloir chercher et trouver de la fille facile d'un soir qui accepte de coucher contre un verre ou deux, histoire de se soulager. Lui, pas la fille.

Et voilà-t'y pas que lors d'une soirée arrosée, il la rencontre cette fille facile... oui, Dieu est grand et miséricordieux. Nan, j'avais pas promis que je ne raconterai pas, eh, oh. Il la baratine un peu, il lui dit honnêtement qu'il veut juste passer une bonne soirée en sa compagnie mais que c'est tout, hein.

La fille, elle est mignonne, mais elle n'a pas inventé le fil à découper le foie gras. Il s'en fiche un peu il bande comme un âne depuis six mois vu que lui, tout ce qu'il veut, c'est se vider les burnes.

Bref.

Je ne te raconte pas leur folle nuit nan, ça j'peux pas déjà que je vais avoir à subir des dommages collatéraux importants qui fut une belle nuit, sans amour, certes, mais avec beaucoup d'émotion des sens, oui elle suce, avec beaucoup de positions intéressantes et dangereuses, dessus dessous, sur le côté et j'en passe, et puis aussi avec de la tendresse bordel parce que mon frère, il a du savoir-vivre. Ils ont fait OOOOOHHHHH, ils ont fait AAAAAAHHHHHH, ils ont fait ce qu'ils ont voulu.

Au matin, il a dit merci mâdâme, et puis il a dit au revoir, et puis il s'en est retourné un peu plus léger vers sa campagne lointaine.

Sauf que.

Sauf que ce qu'il ne savait pas c'est que la fille qui suçait si bien, c'était une vraie sangsue, le genre sangsue rurale qui ne lâche plus sa proie... sauf que depuis cette belle histoire de non-amour, la sangsue, elle le harcèle et qu'il en est à sursauter dès que son téléphone sonne... il en a des sueurs froides, il en cauchemarde toutes les nuits.

Il a eu beau lui expliquer qu'il ne souhaitait pas la revoir, la sangsue est du genre sangsue sourde et si six sangsues sourdes scient six cyprès, six-cent six sangsues sourdes scient six-cent six cyprès qui ne veut rien entendre et mon frère, ça lui cause bien du souci. Oui. Bien du souci.

Moi je dis que s'il avait sauté la mamie de la supérette, il n'en serait pas là... m'enfin... je dis ça, je dis rien, c'est du pareil au même, hein ?!. Et voire même qu'il aurait pu apprendre comment qu'on baisait dans le temps et que peut-être la mamie, elle sait faire tout plein de cochonneries vachement intéressantes et que ça aurait pu nous être utile pour les conseils de Frida.

Egoïste. M'enfin. Moi j'ai décidé de faire Zorro, comme d'habitude, pour lui venir en aide avec mon blog. Ben ouais. Il file le nom de mon blog à la sangsue avec la référence du post et la sangsue elle comprend qu'il faut qu'elle arrête de s'accrocher. Alors ?? Y'en a là-dedans, nan ?!.

J'suis trop généreuse, moi... Yep !!

Et si elle persiste à le coller, je m'en vais te lui péter la gueule à c'te grognasse qu'elle ne va pas s'en remettre. Voilà.

Nan, mon frère, ne me remercie pas. C'est normal. Toi et moi, c'est à la vie à la mort...

Dommages collatéraux ?? Quésako ??

Copyright Chantal CADET 2008

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander

38.gif

Il est parti.
 
Avec son saumon que même pas c'est du suédois mais que ça le fait de ramener du saumon de Suède. Même si c'est du saumon norvégien. Avec de la charcuterie que même pas c'est de la suédoise mais ça le fait de ramener de la charcuterie de Suède. Même si c'est de la charcuterie espagnole. Avec du fromage que celui-là, c'est moi qui le lui ai donné et que c'est du vrai suédois.

Du suédois que mon frère il n'oubliera jamais la Suède. Du suédois que même le corse à côté, il peut aller se rhabiller... en même temps, le corse il pue, mais il est bon. Le suédois ne pue pas. Mais il n'est pas bon. Du moins celui-là. A choisir, je préfère le corse. On est d'accord, je parle des fromages, pas des mecs. Je n'ai jamais testé le Suédois, je ne peux donc pas en causer ici.

Par contre le Corse j'ai testé. Je recommande. Mais je ne suis pas là pour te parler des hommes de ma vie. Je suis là pour te parler du boulet. Mais bon je recommande quand-même. Si tu es Corse, que tu es brun, que tu as plus de quarante ans because j'aime l'homme mûr, que tu habites près de Stockholm et que tu es blonde à forte poitrine, n'hésite pas à me contacter.

Vendredi nous sommes allés à Skansen. Presque tout était fermé, il paraît que c'est parce que c'est l'hiver. Mon frère lui, il dit que c'est parce que j'ai toujours des plans foireux. Moi je réponds que c'est beau un phoque. Et qu'il peut me remercier. Parce que si tout avait été ouvert, jamais, nan, jamais, nous n'aurions vécu les moments d'intense émotion que nous avons vécus au bord du bassin des phoques.

Photo-0489-copie-1.jpg

Quarante minutes de communion parfaite. Nous perchés sur le bord du bassin essayant tant bien que mal le parler phoque, eux nous faisant leur show dans le bassin. Et nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. Les adieux ont été déchirants. Demain le boulet et moi, on adhère à la fondation Bardot.

Le soir, nous sommes allés dîner au Barcelona. Je te mettrais bien une photo mais elles ont floues. Les photos. Rapport au vin blanc. Boire du vin blanc, ça rend les photos floues. Même que mon frère il a fait un peu la gueule quand il a vu les photos floues parce qu'il dit qu'il ressemble à un troll fâché au visage déformé dessus et que personne ne le reconnaîtra jamais, alors qu'il paraît que je n'ai pas arrêté de lui dire qu'elles étaient superbes. Les photos. Il paraît.

Photo-0502.jpg

Photo-0501-copie-1.jpg

En même temps, quand je les ai prises, elles n'étaient pas floues. Ca j'en suis certaine. Je lui ai dit que peut-être s'il n'avait pas bougé, mes photos elles auraient été parfaites. Y'en a marre qu'il rejette toujours la faute sur moi alors que c'est lui le pêcheur. Il paraîtrait qu'il n'aurait pas bougé. Moi je dis que sans preuve, on n'est sûr de rien. 

Faudrait voir à arrêter de faire de moi la coupable idéale. Ces photos, elles sont parfaites. Voire même que si tu fais bouger très vite ton écran d'ordinateur de gauche à droite, elles ne sont plus floues du tout ces photos. Mais bien sûr tout est prétexte à me faire manger la pomme de la discorde.

Même dans la vodka que quand même dans le pays d'Absolut, on pouvait espérer un peu plus de vodka et un peu moins de pomme. Parce que moi dans le bar de Södermalm où on a atterri après le Barcelona et que même pas j'ai compris comment on avait fait rapport que ce n'est pas le même quartier, mais que des fois y'a des miracles, et bien j'ai bu de la pomme vodka... alors que j'avais commandé de la vodka pomme.

Je ne te conseille donc pas ce bar. En même temps, son adresse, c'est comme pour les photos, mais en pire. C'est flou. Avec un peu de chance, je n'y remettrai jamais les pieds. Remarque je ne suis pas certaine de pouvoir y remettre les pieds parce que quelque chose me dit qu'ils doivent se rappeler de nous... rapport que mon frère c'est un fumeur. 

Et que donc il est sorti fumer dehors. Mais avec son verre de bière. Faut pas. C'est le monsieur du bar qui l'a dit. Après. Le monsieur pas gentil du bar où ils oublient la vodka mais pas la pomme dans le verre. Sauf qu'ici, on ne te cause pas on t'arrache le verre des mains pour le rentrer dans le bar. Et que mon frère quand il a un verre dans la main, mieux vaut ne pas essayer de le lui voler. Sinon il te tue.

Voilà. Voilà pourquoi il vaut mieux qu'on évite ce bar à l'avenir. Si j'ai de la chance, ce sera le cas. Bien sûr, le boulet, lui, il ne risque plus rien puisqu'il est parti... c'est bien lui, ça, venir mettre le souk chez moi, et se barrer ensuite. Chien galeux.

N'empêche que, heureusement que j'ai plein de copains qui arrivent dans trois semaines parce que sinon, je serais limite triste... c'est que c'est attachant un boulet.

Mes potes ils viennent passer le nouvel an chez moi. Ils restent une semaine. Yep !! J'ai décidé de les emmener voir la relève de la garde. J'espère qu'ils aiment Abba.

Copyright Chantal CADET 2007

Aujourd'hui c'était mon trois-centième post. Je vais aller boire un coup à votre santé..

Ce soir c'est Jean-Louis Aubert.

Jean Louis Aubert - C'est fini .

 

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
elevador02.gif

Je ne suis pas du genre fille trouillarde. Nan. Pas du genre. Mais j'ai le vertige. J'ai le vertige tout le temps. Partout. Même debout sur un tabouret,  j'ai le vertige. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas de tabouret chez moi. Il y a bien une échelle dans mon entrée, mais je m'en sers comme porte-manteaux.

Alors tu penses bien que quand on a débarqué dans cette station de métro, le boulet et moi, et que je n'ai pas vu d'escalators, ni d'escaliers, j'ai eu comme qui dirait... envie de me casser au plus vite un léger mouvement de recul. Y'avait bien un ascenseur, qui nous attendait, portes béantes, sauf que moi, cet ascenseur, j'le sentais pas. Enfin si, vu que certaines personnes distraites avaient dû le confondre avec un urinoir, je le sentais, mais je n'avais pas du tout, mais alors pas du tout envie de rentrer dedans. Pas du tout. Nan. Vraiment pas du tout.

Sauf que je n'avais pas trop le choix. J'ai quand même fait remarquer au boulet la vétusté et l'odeur de la chose, ce à quoi le boulet a répondu que si j'avais une meilleure solution, je n'avais qu'à proposer. Ma solution à moi, c'était de reprendre le métro en sens inverse et de marcher. Il a dit non. Des fois on se demande pourquoi il veut que je propose.

Nous avons donc pénétré dans l'ascenseur. Enfin... mon frère a pénétré dans l'ascenseur. Moi je lui ai dit que je l'attendais là, qu'il faisait un essai d'abord et que si l'essai était concluant, il revenait me chercher. Il a dit non. C'est fou ce qu'il peut être négatif ce mec quand il s'y met.

Je me suis donc décidée, à regrets, à le rejoindre. On a appuyé sur un bouton. Et la machine a commencé à vibrer. Genre godemichet géant. Qui pue. Que jamais tu l'as lavé... ni avant, ni après. En même temps, je ne suis jamais rentrée à l'intérieur d'un godemichet... Et là j'arrête parce que je vais dériver vite fait.

J'ai dit à mon frère que j'exigeais immédiatement l'arrêt immédiat de l'engin. Il m'a conseillé de ne rien toucher. Remarque, vu l'état des parois et du sol de la cabine d'ascenseur, je n'avais pas besoin de ses conseils. Sauf que l'engin s'est mis à vibrer encore plus vite avec un bruit bizarre...

Je me suis un peu accroupie... si, si, on peut s'accroupir un peu. Je te concède que la position est très inconfortable, mais elle est fort possible. Je te montrerai un jour. Peut-être. Ou pas. J'ai dit à mon frère que si nous sortions de là vivants, il pouvait prendre ses jambes à son cou... il a commencé à se fiche de moi.

Juste il a fait un peu moins le malin quand au bout de trois minutes chrono, nous n'étions toujours pas arrivés. En fait le godemichet géant vibrait, bougeait, faisait du bruit mais nous avions l'impression de ne pas monter... et je te jure que dans ces cas-là, je ne fais pas la maligne. Nan, juste je reste accroupie à moitié et je demande pardon à Dieu pour toutes les fautes qu'on m'a forcée à commettre alors que je n'étais pas d'accord.

Mon frère m'a dit "mais où on va pour que ça mette autant de temps ?", moi j'ai dit que la bonne question surtout, c'était "mais, bordel, où on était ? " Ensuite il m'a demandé si j'avais peur. Je lui ai dit que juste j'avais le vertige. Un peu. Beaucoup. Que j'allais hurler si cette p***** de cabine ne s'arrêtait pas rapidement. 

Mon frère m'a signalé qu'il y avait un cafard sur le mur derrière moi. J'ai hurlé et j'ai bondi de l'autre côté de la cabine. Ce n'était pas vrai. Mais j'envisage sérieusement une inscription au saut en longueur pour représenter la Corse aux prochains jeux olympiques. J'envisage aussi de mettre un contrat sur mon frère.

La cabine a fini par s'arrêter dans un dernier soubresaut. Moi je dis heureusement que les piles des fois, ça s'use, sinon on y serait encore. Il m'a fallut cinq bonnes minutes pour m'en remettre.

A gauche de la cabine en sortant, il y avait plein de gens qui arrivaient... de l'escalator... escalator qui explique que nous étions les seuls à prendre l'ascenseur mais qui était introuvable en bas. 

Je repose donc ma question "mais bordel, où on était ?"


P.S : Si toi aussi tu veux t'amuser dans un godemichet géant qui pue mais que toute ta vie tu t'en souviendras, va donc à la station de métro Ostermalmstorg à Stockholm. Ne me remercie pas, je partage toujours les bonnes adresses.

Copyright Chantal CADET 2007


Ce soir c'est Corinne Bailey Rae.

Corinne Bailey Rae - Put Your Records On

 

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
aliment-99-copie-1.gif

Il faisait un temps à ne pas mettre deux Corses dehors, et cela faisait quand même un bon moment que nous bravions courageusement le froid et le blizzard, affrontant les éléments déchaînés, avançant péniblement dans le brouillard épais et ce, malgré la maladie qui nous rongeait depuis la veille, Napoléon lui-même eut été fier de nous compter parmi ses troupes, quand tout-à coup, nous aperçûmes une lueur à l'horizon... terre, terre, criâmes-nous et no...

Ben quoi ??? Nan, je n'exagère pas. On était bien deux Corses. Et oh, je sais encore compter, hein ?!. Le boulet et moi, ça fait bien deux. Le reste ce n'est pas de l'exagération, c'est pour te situer notre état d'esprit du moment. Et crois-moi, je suis en dessous de la réalité. Oui en dessous.

J'ai donc dit au boulet que je connaissais une église vachement accueillante. Nan, il ne s'appelle pas Joseph, le boulet, arrête de t'imaginer des choses.  Au départ, il n'était pas d'accord, je crois que l'histoire du candélabre, ça l'avait un peu refroidi et puis finalement il a accepté de venir quand je lui ai dit "je te laisse crever sur place si tu ne me suis pas" que l'on y mangeait les meilleurs pancakes de Stockholm.

Sa naïveté me surprendra toujours. Manger des pancakes dans une église, je te jure... il ne doute de rien... avec tous les péchés qu'il a à son actif... aller à confesse, je veux bien mais manger des pancakes... moi, c'est normal, mais lui... ça me fait doucement rigoler... hu, hu, hu.

L'église qui se situe au rez-de-chaussée de cet immeuble ancien était fermée. Pas de chance, nan, pas de chance. Mais j'ai rattrapé le coup, je lui ai dit que quand l'église était fermée, on offrait des pancakes au troisième étage dans un salon ancien, et que voire même, on aurait droit à un chocolat chaud.

Nous avons donc entrepris l'ascension, main dans la main, affamés et épuisés, espérant trouver un refuge et une pitance à la hauteur de nos espoirs, dignes dans la douleur d'avoir trouvé précédemment porte close, sachant que chaque marche gravie une à une nous conduirait vers nos panc... Désolée, je n'arrive pas à m'en empêcher.

Bref, un ascenseur brinquebalant nous a conduit vers un salon digne d'un film d'époque, laissant mon frère pantois devant ce changement d'époque soudain. Une gentille dame est arrivée vers nous et nous a dit "God bless you". Mon frère m'a dit "c'est quoi le plan ?" Et moi j'ai dit "pense aux pancakes". Mais comme on n'a pas parlé tous en même temps, on a réussi à se comprendre, te voilà rassuré. Oui, te voilà.

Et puis la dame s'est plantée devant mon frère et l'a regardé avec un grand sourire gentil. Moi je suis allée me chercher un chocolat chaud et des pancakes. Chacun sa vie, je dis. La dame a dit à nouveau "God bless you". Le boulet avait un petit air affolé qui m'a grandement réjouie je l'avoue. Il m'a regardée. Sûrement à cause des pancakes... je suis allée m'asseoir.

La dame a re-dit "God bless you" à mon frère en lui caressant le bras. C'est pénible de rire avec du pancake dans la bouche, on en met partout. Le boulet a baragouiné quelque chose en anglais, comme quoi sa soeur l'attendait et qu'il voulait du pancake lui aussi.

La dame a dit à nouveau "God bless you". J'ai fait signe à mon frère que les pancakes étaient franchement bons. S'il souhaitait rester à draguer une vieille dame au lieu de manger du pancake avec moi, c'était son problème... en même temps, c'était quand même la deuxième fois qu'il m'abandonnait pour des gens d'église depuis le début de son séjour. Moi je dis que ça cache peut-être une vocation cet attrait pour les gens d'église.

Et puis mon frère est venu me rejoindre. J'ai commencé à le chambrer jusqu'à ce que la vieille dame arrive avec une assiette remplie de pancakes et la dépose devant mon frère. Whaouh !! Moi j'ai dit "tout ça pour nous ?". Il m'a répondu "non, tout ça pour MOI". De quoi ???? "Nan, mais tu vas partager avec moi quand-même"...

Il m'a dit "God bless you". Et il a commencé à manger.

Celui-là, il finira curé.

Copyright Chantal CADET 2007


Ce soir c'est Regina Spektor
.

Regina Spektor - Samson

 

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Sick-man.gif


C'était à prévoir. Nous sommes tous les deux malades. Forcément. Moins deux degrés, un vent à déraciner tous les châtaigners de la Balagne, et nous deux plantés pendant cinquante minutes à attendre puis à regarder la relève de la garde dans la petite cour du palais à Gamla Stan. Je maintiens que le Corse n'est pas fait pour les pays froids.

Mais qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour contenter son frère ?!. Parce qu'évidemment, tout ça c'était uniquement pour lui faire plaisir. Qu'on n'aille pas dire ensuite que je ne suis pas la soeur idéale. Je n'en connais pas beaucoup, moi, des filles qui auraient passé cinquante minutes dans le froid suédois, juste pour rendre heureux son frère... nan, pas beaucoup.

Il voulait voir les soldats smurfer. Et puis entendre la musique d'ABBA. C'est pour ça que nous sommes malades. C'est de sa faute quoi. Comme d'habitude. J'en ai marre de ce frère-là. Quand je pense que je dois encore le supporter quatre jours... si je n'étais pas déjà malade, je le deviendrais. Malade.

La relève de la garde, c'est à midi trente. Nous à midi dix, on était là, histoire d'être bien placés. Bien placés pour voir les soldats smurfer et pour que mon frère puisse filmer. Ce n'est quand même pas tous les jours ni dans tous les pays qu'on peut voir des soldats faire du smurf pendant que des haut-parleurs jouent Abba... avouez que c'est original comme relève de la garde.

Mon frère ne voulait pas louper ça. Il avait préparé l'appareil photo, la caméra et il n'arrêtait pas de me dire "quand je vais raconter ça aux copains, ils ne vont jamais me croire. Quand je pense qu'à Londres, ils étaient raides comme des piquets et sérieux, mais sérieux..."

On avait mis des gants. Et puis nous étions bien couverts. Mais nous sommes quand même malades, il n'y a pas de justice. Nan. Il n'y en a pas. De justice. Nous étions morts de froid. On avait acheté une barbe à papa, mais la barbe à papa ne réchauffe pas. Mais c'est bon. Par contre, après on a les doigts tous pégueux. Dans les gants, c'est pénible. C'est pénible, mais c'est bon. La barbe à papa.

Quand les soldats se sont mis en place, il a allumé la caméra et il a commencé à filmer. Mon frère. Moi je sautillais sur place pour me réchauffer. Ca ne sert à rien. Quand il fait très froid, tu as beau sautiller, il fait quand même froid. Quand je te dis qu'il n'y a pas de justice, tu peux me croire.

Et toutes les trente secondes il me disait "j'ai froid, moi, c'est quand Abba ?"  En même temps, le froid je n'étais pas responsable. Mais on a tenu jusqu'à la fin de la relève de la garde. Et tu sais quoi ??? Y'a jamais eu Abba. Le smurf non plus d'ailleurs.

Il était déçu mon frère... mais déçu... j'en étais triste pour lui... nan, mais oh, ils n'auraient pas pu faire un effort les soldats pour une fois ?!. Moi je dis que dans ce pays, bientôt, il n'y aura plus de touristes s'ils n'y mettent pas un peu du leur. Déjà, il fait froid. Et moi Abba, je trouve que c'est une bonne idée... le smurf aussi.

Et puis au moins, ils auraient du public. Tiens, regarde mon frère, cinquante minutes qu'il a passé, à attendre et à regarder un truc totalement inintéressant, juste pour Abba. C'est pas une preuve que ça pourrait marcher mon idée ?

Je crois que c'est quand j'ai éclaté de rire et que je lui ai dit "et si je t'avais dit que le Père Noël était de la partie, tu m'aurais cru aussi" qu'il a compris. Oui je crois. En tout cas, il n'a plus eu envie de raconter ça à ses copains. En même temps, je le comprends, y'avait rien à raconter.

Déçu... mais déçu... le pauvre...
Malades... mais malades...


Copyright Chantal CADET 2007


Ce coir c'est ABBA. Cadeau pour mon frère.

Abba - Dancing Queen

 

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (15)    recommander
IMG204-copie-1.gif

Je sens qu'il va falloir que ça s'arrête rapidement cette histoire !! Moi je veux bien être généreuse, accueillir à bras ouverts, jouer le guide touristique gratuit que même pas j'ai un pourboire pour acheter mes cigarettes, et ne venez pas me dire que parce que je ne fume pas, je ne pourrais pas en acheter quand même, il faudrait voir à ne pas pousser le bouchon trop loin. Nan, pas trop loin. Le bouchon.

En tant que soeur attentionnée et de surcroît guide de qualité,  j'ai emmené mon frère déjeuner dans un endroit typiquement suédois donc très cosy, et fréquenté uniquement par les gens du cru. Après avoir choisi, un peu au hasard je l'avoue because les Suédois refusent toujours d'afficher leurs menus en français, de quoi nous restaurer convenablement, nous avons choisi une table...

Enfin quand je dis "choisi", c'est pour faire bien, parce que vu l'affluence dans ce restau, nous pouvons nous estimer heureux d'avoir trouver de quoi nous asseoir... autour d'une table ridiculement petite, située de façon stratégique, au centre de la pièce ridiculement petite elle aussi, et sous un lustre ridiculement grand, lui.

Enfin quand je dis "de quoi nous asseoir", c'est pour faire bien, parce qu'étant donné la position stratégique de cette table et la taille de la pièce, nous avons passé notre temps à nous lever pour laisser circuler les autres, mon frère risquant une fois sur deux le traumatisme crânien à cause de ce maudit lustre. Déjeuner debout aurait été moins épuisant, et moins dangereux.

Ceci dit, se trouvaient assis à ma droite deux charmants garçons, qui dès notre arrivée ont commencé à nous regarder et à se tortiller en chuchotant et en nous souriant. Moi j'ai dit à mon frère "tu as vu le succès que je me paye, top la classe la fille. Alors bluffé ?"... Mon frère m'a répondu qu'il pensait que les Suédois étaient plus réservés. 

Oui. D'habitude ils le sont. Mais devant une fille irrésistible, un homme reste un homme. Moi j'ai fait comme si de rien n'était. J'ai juste un peu bombé ce qui est sensé me servir de poitrine, ajusté quelques mèches rebelles et demandé à mon frère de quitter immédiatement ma table. Ce chacal galeux à refusé sous le prétexte farfelu que nous avions hérité de la dernière table disponible. Moi je dis qu'il est des coups de pied qui se perdent.

Alors je lui ai demandé d'essayer au moins de faire comme s'il ne me connaissait pas. Ce à quoi il a rétorqué qu'étant donné que nous parlions ensemble depuis notre arrivée dans le restau, en français de surcroît, que nous avions un plateau pour deux et une seule note pour notre repas, ça risquait d'être difficile, mais que des fois il aimerait mieux ne pas me connaître. Moi je dis que mon frère est le roi des excuses bidons.

Je dis aussi que la prochaine fois qu'il vient en Suède, il faudra qu'il pense à apporter son sac de couchage. C'est mieux pour dormir dans le jardin quand il fait moins cinq degrés. Et là toi tu me dis "mais où qu'il est le bouchon qu'on pousse trop loin ?" et moi, je te réponds "attends".

Je l'ai donc envoyé me chercher un verre d'eau... manque de chance, les deux gars aussi se sont levés pour aller chercher un verre d'eau... et je les ai vus entamer une conversation avec le boulet. Sûrement une façon habile de se renseigner discrètement sur moi... et puis ils m'ont regardée tous les trois... j'ai fait un sourire et un petit signe de tête. Bon d'accord, j'ai aussi bombé les balles de ping-pong. Et ce n'est pas simple quand l'espace entre ta chaise et la table fait moins de trois centimètres.

Le boulet est ensuite revenu s'asseoir et les deux gars ont réintégré leur table. On aurait dit les Rois Mages tous les trois avec leurs verres d'eau. Ce que j'ai trouvé étrange c'est que les deux gars, une fois assis ont continué à nous regarder mais il n'y avait plus le sourire. J'ai demandé à mon frère ce qu'il leur avait raconté sur moi... le boulet a juste répondu "laisse tomber".

Nan. Jaloux !! Moi je ne laisse pas tomber !! Eh, oh !! De quel droit, il va raconter des âneries sur moi aux deux seuls Suédois qui s'intéressent à moi ?!. De quel droit il brise mes chances de m'intégrer enfin dans ce pays ?!. C'est là l'histoire du bouchon, attends, regarde comment je te l'emmène, admire la technique. Nan, mais oh !! Là il pousse quand même le bouchon un peu loin !! Alors ?? Admiratif, hein ?? Ben ouais, c'est tout moi ça.

Et puis mon frère a saisi ma main et m'a regardée avec des yeux de hareng saur. Là j'ai senti tout de suite qu'il avait des bad news à m'annoncer, lui. Une intuition. "Tu es ma femme" qu'il m'a dit. Ouhla... mais y'avait quoi dans son eau à lui, que moi je n'y avais pas eu droit alors que j'avais été sage plus que lui ?!. 

Nan. "Approche toi", il a dit. Là il m'a fait peur. Manifestement il ne supportait pas la bouffe suédoise et il faisait une réaction allergique... mais bon, moi j'aurais préféré une bonne gerbation sur la table plutôt que ces yeux énamourés et ces propos confus à mon égard. "Ca va pas la tête, nan ?" lui ai-je dit en commençant à reculer ma chaise... du moins en essayant sans succès de reculer ma chaise.

"S'il te plaît" a-t-il dit. "Il ne me plaît point" ai-je répondu. Ca, c'est du dialogue.

"Je leur ai dit que tu étais ma femme", "ouais, et bien je vais te le faire regretter jusqu'à la fin de tes jours", "arrête de faire l'andouille, ils m'ont proposé la botte", "très bien, tu me donnes combien ?". Et bien oui, je suis vénale. Mais je lui ai fait un prix. Ca s'est négocié à 200 KR.

Quand je pense que les deux premières Suédoises qui ont dragué mon frère étaient deux Suédois... c'est Maman qui va être contente.

Copyright Chantal CADET 2007


Ce soir c'est Patrick Coutin.

Patrick Coutin - J'Aime Regarder Les Filles

 

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
boneco-masc036.gif

Et voilà... oui et voilà !! Moi je dis tu rends service, et voilà comment on te remercie. Tu accueilles ton frère à bras ouverts, et ce chien te poignarde dans le dos alors que tu n'as même pas eu le temps de te retourner... oui... moi il m'a poignardée dans le dos, alors que j'étais en face de lui...

Je l'ai récupéré à l'aéroport dimanche matin et tout de suite je l'ai emmené à l'église. Et je me dis que j'ai bien fait. Soit dit en passant, il m'a dit qu'il n'oublierait jamais son premier contact avec la Suède... parce qu'en fait dans cette église, il n'était pas très chaud pour y aller, donc il m'a dit "ok, mais juste cinq minutes"....

Alors, on s'est mis au fond, genre, discrets, et on a écouté les gens chanter de bien belles chansons d'ailleurs, pas très modernes mais très belles. En plus il y avait une chorale, et tout, et tout... nous on était derrière et on admirait, la bouche ouverte. Enfin surtout moi. Mon frère, il voulait partir. Mécréant !!

Alors à un moment donné, il m'a dit "c'est beau... mais j'ai envie de pisser", oui, c'est un grand romantique. Moi je dis ça tombait bien. Ca tombait bien, parce que dans les églises, en Suède, il y a des toilettes. Alors, j'ai fait un signe discret, la discrétion c'est une de mes principales qualités, vers un monsieur qui était au fond lui aussi, pour lui demander où se trouvaient les toilettes because mon frère, ça urgeait, quoi...

C'est là que ça c'est gâté. Le monsieur il a fait un grand sourire et il a mis dans les mains de mon frère une immense bougie que des comme ça, chez Ikea, y'en a pas, et il lui a fait signe d'y aller... sauf que mon frère, mis à part les toilettes, il n'avait pas trop envie de visiter, quoi... surtout avec une bougie....

Moi j'ai dit à mon frère que peut-être, il n'y avait pas de lumière aux toilettes... rapport à la bougie... mon frère, ça ne l'a pas fait rire... nan... peut-être parce que tout le monde s'était levé et que la chorale s'avançait vers lui en chantant et en marchant très vite... et que le gars lui expliquait en suédois qu'il devait aller se mettre dans une espèce de grande alcôve derrière nous...

Moi j'ai dit "sympas les toilettes"... mon frère a répondu "y'en marre de tes plans foireux"... je n'ai pas trop compris de quoi il parlait... et puis mon frère a disparu... il m'a lâchement abandonnée pour aller se mettre au fond de l'alcôve avec son candélabre, pendant que la chorale se mettait de chaque côté et que plein de jolies petites filles blondes avec elles aussi des bougies dans les mains, mais plus petites les bougies, les mains aussi d'ailleurs, se mettaient devant lui.

Mon frère, on aurait dit Jésus. Un Jésus qui a envie de pisser, mais un Jésus quand même. Il était beau avec sa bougie. Juste il faisait une drôle de tête. Eh, oh !!

C'était plutôt à moi de faire une drôle de tête, nan ?!. A peine arrivé, il me laisse tomber pour aller faire le zouave avec un candélabre, entouré de plein de Suédois inconnus, alors que peut-être dans cette église, il y avait des gens qui me connaissaient... je l'ai bien comprise sa manoeuvre !! Il veut nuire à ma réputation !!

Mais ça ne se passera pas comme ça... je ne me laisserai pas poignarder sans réagir... les filles Corses savent se défendre... même quand elles sont attaquées par un autre Corse... 

Demain, je le perds dans Gamla Stan.

Copyright Chantal CADET 2007


Ce soir c'est Soeur Sourire... petit cadeau pour mon frère... ça va lui faire plaisir.

soeur sourire - dominique

 

par chantal cadet publié dans : Mon frère et moi...
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander

Publicité

blog voyage sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus