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Un p'tit message ???

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Texte Libre

Un peu de pub...

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Tiens, là, en direct live, je te prouve que Frida, elle ne demande rien à personne et que même les Suédois, pourtant peu réputés pour draguer l'expatriée frenchie, et bien ils ne lui résistent pas.

Ca se passe à Gotland, le soir de Valborg. Frida et ses copains et tous leurs enfants sont venus regarder le feu de valborg et le feu d'artifice...

Tu passes sur le feu d'artifice... tu passes sur les commentaires fort intéressants et forts judicieux que l'on fait toujours dans ces cas-là... ensuite tu passes sur le feu de Valborg... et puis tu tends l'oreille et tu entends le dragueur suédois qui fait connaissance avec Frida et la suave voix de Frida et son magnifique accent typiquement frenchie qui répond fort poliment au dragueur suédois.

Rassure-toi, des fois, Frida sait parler anglais sans l'accent Frenchie... mais souvent, elle aime bien jouer à la touriste frenchie qui a un merveilleux accent frenchie et un vocabulaire limité, ça permet de virer rapidement l'opportun... et surtout, ne loupe pas sur la fin la voix assez géniale du sweedish ravi d'avoir emballé la nénette et qui finit par s'emballer lui-même...

Ensuite, ne sois pas étonné, ça coupe brutalement. Frida est tombée en panne de batterie... enfin, pas moi, l'appareil à filmer... et je te prie de croire que c'est fort dommage.



J'ai même eu droit à un hug plus que sympathique... ensuite j'ai eu droit à une engueulade de mon ado et aux moqueries de mes potes, qui, bien que perchés sur la colline d'en face, n'avaient rien perdu de la scène grâce à l'éclairage des flammes du feu...

C'est même pas moi qui avait commencé...

Chienne de vie.
par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Ma copine elle a dit "le pire ce serait qu'on loupe le bateau"... mouah ah ah ah...

Alors là, aucune malchance que le pire arrive. Il est onze heures trente, le bateau, il est à seize heures et tous les bagages sont dans la voiture... en plus on passe la journée à se balader dans Visby, donc mis à part gros souci de dernière minute, le bateau c'est comme si j'étais déjà dessus.

Tiens, d'ailleurs, il faut y être combien de temps avant le départ du bateau, au port, histoire que je te rassure et que je te prouve que nous sommes laaaaaaaaaaargement dans les temps... mouah ah ah ah ah !!

Alors... mouaich... là c'est la ville de départ... là c'est la ville d'arrivée... là c'est la date donc aujourd'hui... il faut y être une heure avant... donc pour un départ à... heu... un départ à... haannnn ???? Sept heures cinq ce matin ???? Merdum !!!!

Ben voui.

Là j'ai foncé vers la voiture de mes potes, mon billet à la main, en hurlant "on a loupé le bateau, on a loupé le bateau"... évidemment, ça a bien fait marrer tout le monde. Moi, on ne me croit jamais de toute façon. C'est comme Pierre avec ses loups, qu'à force de crier pour rien il a fini au fond d'un puits, et que je le sens bien que je vais y finir aussi, moi, au fond d'un puits et qu'on me dira encore que je l'ai bien cherché alors que je suis aussi innocente que l'agneau qui vient de naître.

Bref.

Je leur ai mis mon billet sous le nez et l'évidence leur a sauté dessus. Et puis mon pote il a déplié son billet et il l'a mis sous mon nez et l'évidence, elle m'a aussi sauté dessus. Sauf que ce n'était pas la même évidence. Moi, j'avais loupé mon bateau puisqu'il était parti ce matin de bonne heure. Eux, il n'avait rien loupé du tout puisque leur bateau partait bien à seize heures.

Mon ado, elle a dit qu'elle voulait changer de mère. Mon troll, il avait une tête de catastrophe ambulante. Mes potes, ils étaient hilares. Waterloo, morne plaine...
Ben la journée de balade dans Visby, elle était un peu compromise, hein...  parce qu'il fallait que je parte à la pêche aux billets de bateau et que ce n'était pas forcément gagné.

C'est là que je t'explique ce que c'est que le vrai racisme anti-étrangers, le racisme sournois avec l'air de pas y toucher, le racisme de gens propres sur eux dans un pays protectionniste et qui prône hypocritement l'égalité pour tous et la facilité d'intégration. Mon oeil.

En réservant mes vacances sur Internet je me suis aperçue d'une chose. Si je le faisais en langue suédoise, et non pas en langue anglaise, je gagnais trois cents euros sur une prestation strictement identique. Les prix ne sont pas les mêmes selon que tu causes ou non suédois. Par exemple, le tarif enfant est divisé par trois sur un billet de bateau si tu causes suédois...  si tu ne causes pas suédois, pas de réduction enfant. Et tout est à l'avenant.

Donc, mes potes et moi, on a tout fait en suédois. Par Internet, c'était simple. Là, je me retrouvais à devoir racheter un billet de bateau, mais en direct live... donc, en anglais. J'ai donc pris mon téléphone et appelé la compagnie maritime et on m'a annoncé un tarif de cent-vingt euros.

Surprise... le billet de retour simple m'avait coûté quatre-vingt euros... passe encore que je perde dix euros au passage parce que je prenais des places à la dernière minute, dans un bateau vide pour cause de hors-saison, mais quarante euros... c'est là que j'ai pu sortir mon joker, qu'il ne sera pas dit que seize mois passés ici ne m'auront servi à rien, je leur ai parlé de MOBNING.

Les Suédois, quand tu leur parles de MOBNING, ils n'aiment pas ça. Le MOBNING, pour faire simple, c'est de la discrimination (mais ça peut aussi être du harcèlement, du racket, etc) et la Suède recèle de comités anti-mobning en tous genres, notamment dans les écoles.

Là, le simple fait de prononcer le mot m'a fait gagner quarante euros... et j'ai pu acheter mon billet au tarif officiel de quatre-vint euros, tarif appliqué à tous les quidams qui causent le suédois parfaitement.

Du coup, la balade dans Visby a pu avoir lieu... et à quinze heures pétantes, j'étais au port... et même pas j'ai loupé une seconde fois mon bateau...

J'suis trop forte, moi.

Copyright Chantal CADET 2008
par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Les cottages, ils étaient bien, y'a rien à dire. C'était confortable et tout et tout, y'avait même des lits, c'est te dire...

Juste, y'avait un "mais". Ben voui. Parce que tu remarqueras que souvent quand tout est nickel chrome, y'a quand-même le petit "mais" sur lequel tu vas focaliser toute ton attention et qui va réussir à te faire oublier vite fait le nickel chrome du départ.

Le "mais" chez moi, il a pris une envergure démesurée dès le premier soir, sans que rien ne puisse le laisser présager sous le bruit d'une musique que d'ordinaire j'affectionne mais que là, nan, vraiment, faut pas pousser Frida dans les orties, parce que Frida, elle a de la patience, mais pas trop longtemps. Et tu seras de mon avis dès lors que je t'aurai narré la chose. L'intro, c'est torché, on va pouvoir passer à du sérieux maintenant que ce n'est pas trop tôt.

Donc, tout était bien dans mon joli cottage que je me félicitais d'avoir fait le bon choix et que congratulations il y a eu avec les copains du cottage d'à côté, nan, mais parce qu'on avait un peu choisi au hasard sur le net et que des fois le hasard, hein... mais bon, là, ça allait. En plus y'avait la mer face à moi, et moi quand y'a de l'eau, je suis une femme comblée.

Ma comblétude comblesse comblétitude comblétition comblerie comblisure combl... béatitude a été d'une durée relativement courte. En fait vers Vingt et une heure, une musique pas mélodieuse mais presque, envahissait mon espace vital sans que je n'aie rien demandé à personne. En bref, un crétin n'avait rien trouvé de mieux que de me coller un mange-disques* fort bruyant juste sous mes fenêtres à l'heure pile poil où mon troll allait se coucher, transformant mon cottage en boîte de nuit.

Ca a fait ni une ni deux. Je suis sortie pour demander au DJ d'aller trimballer son mange-disque* ailleurs que devant chez moi... sauf que sous mes fenêtres, point de DJ il n'y avait. Nan. De mange-disques* non plus d'ailleurs. En fait, cherche-pas, y'avait rien d'autre que de la pelouse.

La boîte de nuit, elle était dans le cottage d'à côté... y'avait même des femmes qui dansaient. Mais pas de mecs. C'est bien ma veine. C'était la hors-saison suédoise, y'avait quatre cottages de loués en tout et pour tout et
pas un mec à l'horizon j'avais hérité des voisines les plus bruyantes du coin.

Je me suis dit que je leur donnais la permission de dix heures... et qu'ensuite j'allais leur demander de baisser le son. Et puis je suis allée rejoindre ma copine qui était dans le cottage d'à côté du mien mais de l'autre côté mais qui entendait quand même la musique rapport que les murs de nos habitations, c'était du papier journal mâché et que ça sur Internet, c'était pas écrit.

Ma copine et moi nous nous sommes installées sur sa terrasse pour observer les étoiles et puis aussi pour observer la suite des évènements. Ben on n'a pas été déçues. Ca faisait pas cinq minutes que nous observions les étoiles que les femmes sont sorties avec cinq barbecues jetables** pour faire de la friture que je te prie de croire que je me suis retrouvée légèrement angoissée.

Elles ont alors allumé les barbecues. Ensuite, elles ont entamé la danse du feu autour des barbecues parce que les flammes du barbecue, elles étaient devenues géantes et qu'elles avaient beau donner des coups de pied dessus, oui, je sais, quelle drôle d'idée, et bien les flammes elles grandissaient encore, alors les femmes elles se sont mises à crier et puis y'en a une qui a bien fait de sauter en arrière parce qu'elle a failli prendre feu...

Nous on regardait et on critiquait. Nan, mais parce que tout ce bruit et toute cette agitation à presque dix heures du soir avec les enfants qui dorment... ou plutôt qui assistent, ravis, au spectacle, le nez collé aux fenêtres du cottage.

Note, moi ça ne m'a pas fait marrer longtemps leur manège. Faut dire aussi que les cottages, ils étaient tous en bois. Et que leurs barbecues, elles les avaient collés sous mes fenêtres et que ce n'est pas en sautant dessus qu'elles allaient éteindre les flammes...

En plus, la musique était à fond, les portes grandes ouvertes... ma patience, elle commençait à s'émousser sérieusement... je suis allée gentiment les voir pour leur demander de la mettre en sourdine. Juste ça a été un peu compliqué because elles parlaient une langue que je n'avais pas à mon répertoire mais que quand même on a fini par s'entendre grâce à l'une d'elle qui connaissait Shakespeare.

Moi je leur ai suggéré d'aller sur la plage, que ce serait mieux pour tout le monde... la plage, ça ne leur plaisait pas comme idée, mais elles ont été fort cool sur ce coup-là. Elles ont éteint leur mange-disques* et ont fermé leurs portes. Juste, elles n'avaient pas mangé, parce que forcément, à force de sauter sur les barbecues, ils étaient devenus inutilisables... Y'avait toujours un bruit de fond, mais rien que de très supportable.

Jusqu'à onze heures trente.

Où elles ont dû se rappeler qu'elles n'avaient pas mangé. Et où elles ont dû aussi se rappeler qu'il leur restait un barbecue dans un coin. Et comme un + un ça fait deux, elles se sont à nouveau installées sous ma fenêtre avec leur barbecue.

Y'a eu à nouveau les flammes géantes. Y'a eu à nouveau les cris. Y'a eu à nouveau les femmes qui sautent sur le barbecue, en vain. Et puis y'a eu Frida qui a pris une casserole d'eau pour aider les femmes, parce que là, les flammes, elles devenaient dangereuses.

Ensuite... ben ensuite, y'a eu la femme qui saute quand Frida arrive avec sa casserole d'eau... et que comme Frida, elle ne maîtrise pas forcément ce qui n'est pas maîtrisable, et bien la casserole, elle est allée directement sur la femme sauteuse et pas sur les flammes. La copine de Shakespeare, elle a dit "shame on you", que moi je m'en fiche et voire même je réponds "toi même". Les autres elles ont dit plein de choses que je ne pense pas que ce soit des mots d'amitié envers moi mais que je m'en fiche, j'ai rien compris.

En tout cas, ça a calmé tout le monde et moi, j'ai gagné le silence...

Jusqu'à quatre heures trente du matin.

Heure du décollage du premier avion au départ de l'aéroport de Gotland situé manifestement sous l'autre fenêtre de mon cottage... avion qui m'a ponctuellement réveillée chaque matin de mes vacances à l'heure où même la campagne ne blanchit pas.

Les boules du docteur Quiès, c'est pas dans les oreilles que je les avais. Nan. Pas dans les oreilles.

Copyright Chantal CADET 2008


* Pour toi qui as moins de trente ans, ceci est un mange-disques :


** Pour toi qui ne vis pas en Scandinavie, ceci est un barbecue jetable :
par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Le monsieur qui m'avait aimablement prêté sa connexion Internet sans le savoir mais de son plein gré, il avait décidé d'aller faire un tour dans son jardin. C'est son droit.

Juste, le monsieur, il avait aussi un chien. C'est aussi son droit.

M'enfin.

Je n'avais pas fini de plier mon ordinateur que je voyais débouler la boule de poils vers moi. Ma chance dans cette histoire c'est que c'était une petite boule de poils fort sympathique qui a trouvé plutôt marrant le fait de trouver une fille accroupie dans son jardin. Je n'ose imaginer la réaction d'un doberman... ni ce qu'il serait advenu de ma carcasse.

Le monsieur, il avait décidé de téléphoner, alors de ce côté là, j'étais à peu près tranquille. Le chien, il avait décidé de s'amuser, là, j'étais un peu moins tranquille... va ramper dans un jardin inconnu avec un ordinateur sous le bras et un clébard qui te saute dessus et te léchouille au moindre mouvement, et le propriétaire dudit clébard qui téléphone à quelques pas de toi...

J'ai entrepris mon repli stratégique à reculons... je te conseille l'exercice, c'est top pour se muscler les cuisses. La boule de poils, elle a trouvé ça très drôle et elle s'est dit que c'était le moment pour faire copine/copine, alors elle a posé ses pattes sur mes épaules et elle m'a fait une grande léchouille sur le visage.

Beurk.

Déjà, à reculons c'est pas simple. Mais à reculons avec le clébard câlineur appuyé sur mes épaules...

Qu'on ne vienne pas me dire que la vie est un long fleuve tranquille. Je veux bien admettre que je cherche un peu les ennuis, mais quand même... je ne mérite pas une punition à chaque fois... Nan. Pas à chaque fois.

La seule ressource que j'ai trouvée, c'est de prendre un morceau de bois et de l'envoyer au loin en priant pour que le clebs soit amateur de ce genre de jeu... et en priant aussi pour que son maître ne se pose pas trop de questions quant au fait que son clebs soit assez doué pour s'envoyer lui-même ses bouts de bois et courir après.

Le clebs, il était amateur. Il s'est mis à cavaler derrière son bout de bois. Ca m'a permis de reprendre mon repli stratégiquement, qu'à la Légion Etrangère, ils peuvent compter sur moi comme instructeur s'ils veulent et que même je leur ferai un bon prix.

Juste le clebs, il est revenu vers moi avec son bâton dans la gueule, et il l'a déposé devant moi... j'ai senti que peut-être j'avais eu une idée moyennement bonne... parce qu'en plus, il s'est mis à aboyer pour que je lui re-balance le bâton... dont acte.

Au cinquième lancer, je commençais à en avoir ras-le bol, et mes cuisses commençaient aussi à en avoir ras le bol. Mais j'étais presque arrivée en bordure de jardin, je n'allais pas abandonner la bataille alors que j'avais presque gagné la guerre.

Je me suis levée et j'ai balancé le bâton.

Fallait pas.

J'ai entendu un cri. Le chien s'est mis à courir vers le bâton. Le propriétaire du chien s'est mis à courir vers moi. Moi, je me suis mise à courir vers la haie.

Fallait pas.

D'accord, comme instructeur à la Légion Etrangère, je serai parfaite. Mais uniquement pour le repli stratégique. Nan, mais parce que pour le saut en hauteur, à la Légion, va falloir qu'ils trouvent quelqu'un d'autre.

J'suis pas douée, j'suis pas douée, hein. On ne va pas en faire un plat. En même temps, je n'ai jamais prétendu le contraire.

Bref.

Je me suis donc mise à courir le long de la haie en me disant que j'allais bien finir par tomber sur la porte par laquelle j'étais rentrée. Le gars derrière moi, il hurlait des trucs en Suédois. A mon avis, c'était pas des encouragements. Le clebs, il courait en aboyant. Lui, ça avait plutôt l'air de lui plaire cette histoire.

J'ai fini par trouver la porte et je te prie de croire que j'ai dû battre des records d'ouverture de porte que peut-être je pourrais figurer dans le livre des records de 2009 et avoir un joli papier à accrocher au-dessus de mon lit dans ma chambre et que ma mère elle serait vachement trop fière de moi. Pour une fois.

Ensuite j'ai couru sur la route. La seule pensée que j'avais dans la tête, outre le fait que j'allais y laisser ma peau parce que je n'avais plus de souffle, c'est que ça allait me faire une bien belle histoire à raconter sur mon blog.

Des fois je mérite des claques.

Copyright Chantal CADET 2008
par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Ma chère maman,

Arrête les recherches. Je suis vivante. Tout va bien. Juste je crois que j'ai oublié de te dire que je partais en vacances... voilà, l'oubli est réparé. Te voilà rassurée.

Juste je ne vais pas pouvoir t'écrire un long message parce que je suis allongée par terre sous les fenêtres d'une maison parce que là où je suis c'est un peu une île déserte alors y'a pas d'internet alors je pirate une ligne non sécurisée, mais rassure-toi, tant que je ne fais pas de bruit, je ne risque rien. Et du bruit je ne compte pas en faire.

Juste y'a des fourmis rouges qui sont vilaines parce qu'elles ne veulent pas que je reste là alors elles montent sur moi et elles me mordent. J'ai aussi vu une vipère avec une tête rouge. Et puis y'a des araignées sauteuses... des oiseaux aussi. Mais eux, ils sont gentils.

Y'a des falaises. Elles sont hautes, mais je ne me penche pas parce que j'ai le vertige. En bas y'a la mer. Y'a aussi des dunes. Mais y'a pas d'escalier. Nan. Y'a pas non plus le village viking en ruines... quant au zoo... y'a pas non plus... les quads ?? Y'a pas. Un café d'ouvert ? Ben nan, y'a pas... en fait y'a pas grand chose.

En plus Ingmar Bergman est mort. J'ai appris cela aujourd'hui en cherchant sa maison. Ca m'a fait quelque chose. C'est le frère du monsieur qui me l'a dit quand je me suis arrêtée pour photographier une pierre runnique qui n'était pas runnique... nan. C'est le frère du monsieur qui l'avait faite d'après un dessin.

Le monsieur il était gentil. Il ressemblait à un acteur américain tel qu'on en voyait dans les vieux films en noir et blanc. Juste lui, il était en couleurs. Et il n'était pas américain.

Tu vois, tout va bien. Juste y'a une vilaine dame qui m'a dit "shame on you" parce que je lui ai envoyé une petite casserole d'eau dessus... toute petite la casserole d'eau, hein. Rapport au feu. J'en avais marre de la voir sauter et puis mon chalet, il est en bois. Moi, qu'elle mette le feu à son chalet, ça m'embêtait pas, mais au mien, j'étais pas d'accord.

La casserole d'eau, ça lui a rafraîchit les idées. Elle a crié un bon coup et puis elle est allée aussi chercher de l'eau.

Je te raconterai ça plus longuement à mon retour parce que ça bouge au dessus de ma tête. Peut-être qu'il vaudrait mieux que je déguerpisse avec mon ordinateur.

Pourtant j'avais pas fait de bruit. Saleté de fourmis. Je me sauve.

Maman, je t'embrasse bien fort.

Bien à toi,
Ta fille adorée,

Frida

par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Ouais. Y'a que le titre. Mais c'est mieux que rien, hein ?!. Nan ???
Ca c'est la faute à la télé...

Bordel, serais-je une fille sans persévérance qui se laisse distraire par un rien ???

Ben oui.

par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Le monsieur il a dit qu'il fallait avoir seize ans. Ouf !! De justesse, mais bon, moi, je les avais, les seize ans. Mon ado, non. Nananerreuuuu, nananerreuuu... mon troll non plus, nananerreuuu, nananerreuuu. Et toc !! 

Les deux zigotos qui me servent d'enfants avaient décidé que surtout, ils ne monteraient en aucune façon avec moi, et presque ils se battaient pour ne pas être derrière moi que c'en est une honte ce manque de confiance en leur mère aimante, de la part de ces chiens galeux sans reconnaissance, alors que je les ai portés dans mon ventre pendant au moins dix-sept mois. En tout, bien sûr.

Ensuite le monsieur, il a dit qu'il fallait avoir un permis de conduire. BINGO !! J'avais ça aussi. Et puis il a dit qu'il ne fallait pas dépasser le soixante-dix kilomètres à l'heure... HANNNNNN !! Nan mais ho !! Seulement ???? Et puis quoi encore ???? Mais à cette allure là, on allait y passer la journée, hein sur ces motos-neige... en plus le compteur, il indiquait cent-quatre-vingt... c'était quoi ce trouillard ???? Que j'allais lui montrer, moi, comment qu'on le conduit son scooter, et que je peux te dire qu'il n'allait pas être déçu le monsieur. Nan. Pas déçu.

Mon troll, que là je te mets exceptionnellement une photo, parce que si tu arrives à le reconnaître en vrai, tu es encore plus fortiche que moi, il est allé sur la moto du monsieur qui passait devant tout le monde pour montrer le chemin. Il était vachement content parce qu'il n'allait pas être derrière moi. Cet enfant me chagrine vraiment, je suis au bord du désespoir.

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Mon ado, elle est allée derrière un copain qui ne passait devant personne, du moins au début. Bien sûr elle aussi a été ravie de ne pas être derrière moi, mon désespoir est complet, j'ai un instant songé à rejoindre Björn et à abandonner mes enfants au milieu des terres enneigées.

Ensuite le monsieur, il a dit qu'il fallait tirer le bouton rouge... tourner la clef... et que à droite, c'était pour accélérer et que à gauche, c'était pour freiner... et que les deux boutons, là, c'était pour chauffer les poignées. Pffffffffffffff !! Trop fastoche !!

Moi j'ai dit "c'est moi qui conduis, j'ai déjà eu une moto". Ma copine qui avait été désignée volontaire d'office pour monter derrière moi parce que les autres c'est tous des lâches, elle a dit "alors je monte derrière toi ?". Ben ouais. Forcément. Parce que sur mes genoux, moi je voulais bien, hein, mais peut-être que ça allait compliquer les choses...

On était juste derrière la moto de tête où c'est qu'il y avait mon troll... et que même le monsieur, il roulait beaucoup trop vite, hein, et que je n'arrivais pas à suivre... parce que la moto, elle partait dans tous les sens, sauf dans le sens où c'est que je voulais qu'elle aille... c'est sûr, elle était pipée.

Le copain qui avait mon ado derrière, il m'a doublée en hurlant un truc que je n'ai pas compris mais que je pense que vu sa tronche, ça valait mieux que je ne comprenne pas. Ensuite tout le monde m'a doublée. Les fous !! Ils étaient au moins à... heu... taing ??? Nan ??? 

Là c'est sûr, mon compteur à moi il était bloqué sur vingt-cinq kilomètres heure. Nan, mais parce que moi je trouvais que j'allais vachement trop vite et que, au moins, je faisais du cent. Au moins. Et puis y'a eu des bosses... houla !! Ma copine, elle s'est mise à pousser des petits cris...
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Et puis tout d'un coup, y'avait plus personne devant moi. Arghhhhh !! Moi j'ai suivi le chemin... et puis y'a eu deux routes. Une à droite, une à gauche, et un arbre au milieu. Houla !! Moi j'ai commencé à réfléchir pour savoir laquelle je devais choisir ?!. Droite ? Gauche ? Houla !!

Et là, je crois que le scooter, il a trouvé que je mettais trop de temps à réfléchir... il a foncé. Houla !! Nous, on n'a rien compris, c'est allé trop vite. On était assises sur le scooter toutes contentes de notre jolie promenade, et la minute d'après, bizarrement, on était couchées dans la neige sous le scooter, qui était lui-même renversé dans un mètre de neige... qui recouvrait un trou. Houla...

Ben ça alors ?!. 

Evidemment, on était toutes seules. Avec le scooter sur nous. J'ai demandé à ma copine si ça allait. Elle a dit oui. Moi aussi ça allait. Le scooter aussi. Au bout de deux minutes les scooters qui fermaient la route sont arrivés et la dame des scooters a appelé son mari au talkie walkie pour lui expliquer qu'un grand malheur était arrivé.

Le monsieur est arrivé sur son scooter et mon troll qui était derrière lui a dit "je savais que c'était toi". Moi je dis qu'on n'est jamais sûr de rien et que ça aurait pu arriver à n'importe qui. Et puis ils nous ont aidées à nous dégager. La dame des scooters, elle rigolait. Son mari aussi. Il a dit qu'il fallait faire deux groupes. Les rapides avec lui, et les lents avec sa femme. Moi je n'ai pas compris pourquoi, mais je me suis retrouvée dans le groupe des lents...

Ensuite c'est ma copine qui a conduit. Elle a dit "moi je n'ai jamais eu de moto, peut-être ça va aller". Oui, peut-être. Ensuite elle a dit qu'on aurait pu passer à Vidéo-Gag. Ben oui. Mais nan. On a la photo avec l'empreinte du scooter...
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Ensuite, et bien, on a continué la balade elle devant, moi derrière. On a passé un petit pont, sans tomber dans la rivière qui de toute façon était gelée, et quelque chose me dit que peut-être il valait mieux que ce soit elle qui conduise à ce moment là...

Et puis ensuite on a fait une pause et la dame elle a dit que sous le brouillard, il y avait une montagne vachement haute et qu'on pouvait voir la Norvège mais qu'aujourd'hui à cause du brouillard, nan, et moi je l'ai cru patate crue

C'est moi qui ai conduit au retour... j'ai même fait une pointe à quarante, je suis trop fière de moi !! Oui, il y a des gens qui me font confiance des fois. Pas mes enfants,  espèces de canards baveux, mais d'autres personnes, oui. Et figurez-vous que j'ai réussi à ramener le scooter en bon état. Et ma copine aussi. En bon état. Comme quoi on peut compter sur moi, malgré certaines rumeurs.

Message personnel : Agnès, je te remercie de ta confiance. Si tu veux je peux t'adopter, comme ça, ça me fera au moins un enfant qui aura confiance en moi, et mon désespoir sera moindre. On ira faire tout plein de jolies balades en scooter toutes les deux dans des endroits où c'est qu'il n'y aura pas de trous. Pas de neige non plus.

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est Brigitte Bardot.
par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Voilà. Ca, c'est Björn...
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Mais pas le Borg, hein, maintenant, je ne me trompe plus, je sais le reconnaître ; quand j'ai le Pago, c'est Borg, là j'ai pas eu le Pago, donc, c'est clair, ce n'est pas Borg. Ma technique de mémorisation est infaillible, il est hors de question que je me fasse avoir deux fois, j'suis pas neuneu quand même.

Et dans ses bras, et bien devinez un peu comment elle s'appelle la jolie femelle Husky ?!. Je vous le donne en mille !! FREEDA !! Si ça, ce n'est pas un signe... autant vous dire que Björn et moi, nous sommes devenus copains tout de suite, moi les signes, je ne les laisse pas m'échapper...

Pourtant, ça n'avait pas forcément bien commencé. 

Björn, en fait, il proposait des balades en chiens de traîneau, et inutile de vous dire que pour mes p'tits bouts, c'était un peu comme un rêve à réaliser, ce genre de balade. C'était donc prévu au programme, et rendez-vous avait été pris par téléphone.

La veille de la balade, mon ado préférée avait croisé Björn qui n'avait rien trouvé de mieux à lui dire que "les Frenchies parlent anglais comme des veaux et que les langues, franchement, ce n'est pas notre truc". Manque de chance pour lui, mon ado, elle parle anglais depuis qu'elle est toute petite alors il était un peu mal tombé pour faire ses réflexions, n'empêche qu'en tant qu'ambassadrice de la langue française, ses propos m'avaient un tantinet énervée, d'autant plus que pour ce qui est de la pratique de la langue... sans vouloir me vanter... hu, hu, hu...

Bref.

Je suis arrivée au point de rendez-vous prête à lui prouver ce que valent les Frenchies, bordel, que la femme du monde, elle va lui montrer comment qu'on cause l'anglais chez nous au viking !! 

Il était en train de préparer l'attelage... moi j'ai vu tous ces chiens, tous plus beaux les uns que les autres... et qui voulaient des câlins... alors je ne me suis même pas occupée du vicking. Oublié le viking.

J'ai filé voir les chiens qui ont commencé à sauter partout et je n'ai pas trop compris comment ça s'est passé, mais y'aurait eu des noeuds qui seraient apparus subitement dans l'attelage à cause des chiens qui se seraient mis à sauter les uns par-dessus les autres pour avoir des caresses et que tout d'un coup y'aurait eu panique dans l'attelage...

Ah ouais ???? 

Ben moi, autant dire que j'étais innocente comme l'agneau qui vient de naître. Peut-être, j'étais au milieu des chiens, c'est vrai... mais bon... ça ne veut rien dire. C'est du pur hasard. Y'a pas forcément de lien entre la situation qui est survenue et moi, faudrait voir à pas tout me mettre sur le dos en permanence et à penser que je suis toujours la cause de l'effet. Nan.

Mais qu'on me laisse un peu vivre ma vie, bordel, au lieu de s'acharner sur moi !! Le jour où je traverse le Styx avec mon beau gilet de sauvetage, crois-moi, Charon, il va entendre parler du pays... et qu'on ne compte pas sur moi pour ramer !!

J'ai fait un sourire au viking. Le viking m'a fait un sourire.
Nous nous sommes mariés et nous avons eu beaucoup de petits Huskys et nous avons vécu heureux jusqu'à ce que ma vilaine belle-mère, jalouse de ma beauté me fasse porter un kilo de pommes rouges. J'ai croqué dans une pomme. Ensuite je ne sais plus. Je crois que je me suis endormie.

Et puis comme un anneau s'était détaché, le matériel n'étant vraiment plus ce qu'il était, il m'a demandé de tenir Freeda pendant qu'il allait chercher de quoi l'attacher correctement. Ensuite nous sommes partis sur le lac gelé qui faisait crac,crac, crac boum hue et que même pas j'ai eu peur... enfin, juste un peu... mais tellement peu que ça ne compte pas.

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De toute façon, personne ne s'en est aperçu, je n'ai fait que parler tout le temps avec le viking, en anglais, please, et j'en ai tellement appris que maintenant je peux écrire un livre sur l'élevage des Huskys en Suède et que voire même, je songe d'ailleurs moi-même à m'établir comme éleveuse en Suède. Et puis j'épouserais Björn et puis nous aurons beaucoup de petits Huskys et nous vivrons heureux jusqu'à ce que ma vilaine belle-mère, jalouse de ma beauté me fasse porter un kilo de pommes rouges. Je croquerai alors dans une pomme. Ensuite je dormirai pendant que Björn s'occupera de nos Huskys.

Moi avec toutes ses histoires, Björn, il m'a donné envie d'avoir au moins un Husky... alors quand notre balade a été terminée, je lui ai dit "I give you my phone number and when you have one eight weeks puppy, you call me and you and me... We'll have an affair".
J'ai vu la tête de la personne qui se trouvait à côté de moi. Et puis j'ai vu le sourire radieux du viking et sa grande tape amicale dans le dos de cette personne, genre, "t'as vu comme je te l'ai emballée la petite Corse" et puis j'ai essayé de voir ce qui clochait dans ce que je venais de dire dans mon anglais parfait, que la meilleure ambassadrice pour prouver comment que les Frenchies, ils sont meilleurs en anglais que ce qu'on peut en penser c'est quand même moi.

Où qu'elle était l'erreur de syntaxe ?? L'erreur de grammaire ?? L'erreur de conjugaison ?? J'ai demandé discrètement, l'air de rien à la personne qui était à côté de moi... Juste la personne m'a répondu "l'erreur c'est toi... et c'est tant mieux".

Sur le moment, je n'ai pas compris. Ensuite j'ai compris. Je venais de proposer la botte au viking.

Alors, j'ai décidé la mort dans l'âme, que pour le poste d'ambassadrice everywhere, peut-être je ne suis pas la bonne personne. 

Trouvez-vous quelqu'un d'autre. Moi, je crois que suis un peu grillée... ou alors faudra voir à embaucher du personnel pour m'aider.

Copyright Chantal CADET 2008


Ce matin c'est DSL.

par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Nan, mais tu le crois, toi, que je suis rentrée ? J'en suis moi-même étonnée... nan, mais parce que pour réussir à m'arracher à des vacances au ski, il faut se lever de bonnne heure... et moi, ce matin, je n'avais tout simplement absolument pas envie de me lever.

Surtout que j'avais bien senti que c'était aujourd'hui que je rendais les clefs du chalet... et que ça, c'était un peu comme me demander de partager une barre de milky-way avec quelqu'un. Genre un truc qui m'arrache le coeur, que limite je fais une crise cardiaque et je meurs.

Nan, mais parce que ce chalet, il était un peu devenu ma demeure principale, voire même que j'étais prête à faire un échange avec la maison de Stockholm si on me le demandait... manque de chance, personne ne m'a rien demandé.

Life is so bad...

C'est bien simple, je ne voulais tellement pas rentrer que j'ai dû me mettre de force dans la voiture, et crois-moi, ça n'a pas été facile. Parce que quand je ne veux pas faire quelque chose, et bien.. je ne veux pas. Point barre.

Alors j'ai discuté avec moi-même, j'ai pesé le pour et puis j'ai pesé le contre... mais j'avais ça sous les yeux en permanence... alors le contre, il ne faisait pas le poids.
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Pour me raisonner et m'obliger à rentrer à Stockholm, j'ai dû chercher des arguments chocs... sauf que je n'ai rien trouvé... alors la motivation... sans compter que je n'ai pas été aidée par mon troll et mon ado qui seraient bien restés une semaine de plus eux aussi. Comme je les comprends. Presque je dirais qu'ils me ressemblent un peu ces deux-là...

M'enfin, bon gré, mal gré, me voilà rentrée. Eux aussi d'ailleurs.

Ici, il fait froid, mais il n'y a pas de neige. Y'a pas non plus de pistes de ski, je sens que demain matin, la réalité va être dure. Mais, bon pour l'instant, je n'ai pas vidé la voiture... on ne sait jamais... des fois que le propriétaire du chalet ait une minute de lucidité et m'appelle pour me proposer enfin un échange, je suis prête à repartir dans les cinq minutes.

Sinon, j'avais deux-cent-quatre-vingt-quatre mails et soixante-treize spams. Et je n'ai pas été cambriolée.

Demain, je te parle de Björn le viking

Copyright Chantal CADET 2008


Ce soir je te mets Wasis Diop.
par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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Bon. Sinon je vous abandonne une semaine, je pars m'éclater sur les pistes de ski, sans ordinateur. Alors je vous confie les clefs du blog. Soyez sages !!

Je vous ai programmé un petit quelque chose pour demain, et si jamais, par le plus grand des hasards, il y a un cybercafé et qu'il fait un temps de chien, peut-être que j'essayerai de vous raconter un p'tit bout de mes vacances dans le grand nord où c'est qu'il ya de la neige...

Bien sûr, une petite vidéo des Bronzés s'impose...

 

 

par chantal cadet publié dans : Les vacances, c'est trop bien.
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